Réunion publique le 27 juin 2013 au CICP.
Pour en finir avec le masculinisme – Stop masculinistes
Le 9 juin, à l’appel de nombreuses organisations et collectifs
masculinistes, une manifestation pour soutenir le droit des pères a eu lieu
à Paris,
place de l’Opéra à 10h. Cette manifestation a rassemblé environ 50
personnes et fut perturbée par des personnes criant des slogans « mieux
vaut deux mères qu’un père violent », et « masculinistes hors de nos
vies », avant d’être chasséEs par la police et embarquéEs en vérification
d’identité ;
Depuis février, les masculinistes multiplient les actions médiatiques,
montant sur les grues à Nantes et à Montpellier, ou sur la cathédrale à
Orléans. La complaisance des médias dominants leur a permis de conquérir une
audience importante.
Derrière des revendications prétendument égalitaristes, on assiste à la montée
d’un mouvement anti-féministe très réactionnaire qui attaque l’autonomie et
les droits des femmes. Ce mouvement cherche à se donner une certaine
respectabilité alors qu’il converge avec les mobilisations
homo/lesbo/transphobes de la manif pour tous, comme avec les groupes
anti-ivg.
Les masculinistes, une menace pour les femmes
Ils revendiquent
l’application systématique de la résidence alternée en cas de
divorce, et estiment que les pères sont victimes de discrimination
face à la justice des affaires familiales. En réalité, seuls 30%
des pères demandent la garde de ou des enfants, et c’est accordé
dans 50 à 70% des cas. D’autre part, les pères qui demandent la
garde sont plutôt animés par le souci de ne pas verser de pension
alimentaire que par celui de mieux répartir le travail d’élevage
des enfants. De plus, la justice aux affaires familiales reste
patriarcale. Le sacro-saint principe même d’autorité parentale
partagée peut être critiqué. Quand une femme refuse la garde
partagée, elle a souvent de bonnes raisons de le faire, pour elle
autant que pour l’enfant : les violences conjugales les plus
graves ont lieu au moment de la séparation et un mari violent se
sert souvent de l’enfant pour garder une emprise sur son ex-femme. Un
conjoint violent ne sera jamais un bon père : en 2009, 21
enfants ont été tués par leur (beau-)père lors de visites.
Leurs revendications,
portées devant les instances gouvernementales, sont soutenues par
une foule de journalistes, d’experts et de scientifiques
(pédopsychiatres, psychanalystes...). Ils défendent l’idée d’un
« sexisme inversé », d’une société désormais dominée
par les femmes. Les responsables de cette situation seraient les
luttes féministes des 50 dernières années. Ils mettent en avant
la crise de la masculinité et les violences faites aux hommes. Ils
nient les analyses féministes de la domination patriarcale, des
violences faites aux femmes et aux enfants, et des privilèges des
dominants.
Leur action principale
consiste à attaquer systématiquement les droits des femmes, les
conquêtes des féministes et les discours d’émancipation des
femmes.
Ils s’inscrivent donc
logiquement dans un contexte de réaffirmation de l’ordre moral :
résurgence des luttes contre l’avortement, défense de la famille
hétérosexuelle, valorisation de l’autorité masculine,
instrumentalisation normative des enfants (quand ils prétendent que
les enfants ont « besoin » soit d’un père et d’une mère
soit de deux parents). C’est une volonté de dresser les opprimé-e-s
les un-e-s contre les autres dans une logique du tou-te-s contre
tou-te-s.
Quelles perspectives se
donner ?
Il est important de réaffirmer la nécessité d’une lutte anti-masculiniste
et féministe radicale.
Pour discuter des ripostes possibles, dans la rue et ailleurs, retrouvons
nous jeudi 27 juin à 19H au CICP, 21 Ter Rue Voltaire 75011 Paris, metro
9 Rue des boulets.
A l’appel de Coordination des Groupes anarchistes idf, Offensive
libertaire et sociale.
Fukushima, une catastrophe durable
Deux ans après, la situation n’est toujours pas maîtrisée : la centrale de
Fukushima continue d’émettre une très forte radioactivité, l’effondrement
de la piscine de combustibles fortement radioactifs du réacteur n°4 est à
la merci du prochain séisme. Rien ne nous est dit de la contamination du
Pacifique, de son extension, des conséquences sur la chaîne alimentaire.
Deux ans après, les populations vivent toujours sur des territoires
radioactifs, et les mesures de décontamination y sont parfaitement
dérisoires. Les effets de la radioactivité sont systématiquement
minimisés, voire niés. Les autorités essaient de transférer la
responsabilité de la gestion impossible des conséquences sanitaires sur
les victimes qui doivent s’autocontrôler et apprendre à vivre sous
l’emprise de la radioactivité.
Deux ans après, le nombre de travailleurs envoyés se faire irradier sur
place semble relever du secret-défense, secret bien gardé par un système
de sous-traitance en cascade. Les robots ne marchent pas mieux qu’il y a
26 ans à Tchernobyl, par contre les yakusa (les clans mafieux) ont
remplacé la nomenklatura de l’ex-URSS pour recruter des « volontaires » à
sacrifier.
Deux ans après, les élus opposés aux politiques de « gestion » de la
catastrophe sont contraints au silence ou à la démission, et les opposants
antinucléaires sont en butte à la répression (l’année dernière, des
manifestants et un universitaire opposé à la dispersion des déchets
radioactifs ont été arrêtés et emprisonnés).
Deux ans après, la catastrophe continue dans le plus parfait silence
médiatique. Silence médiatique qui recouvre aussi de son épais manteau une
région touchée il y a 26 ans : Tchernobyl. Loin des chiffres ridicules
avancés par l’OMS (50 morts et 4000 cancers de la thyroïde), l’Académie
des Sciences de New York estime le nombre actuel de décès en vingt ans à
près d’un million. Le sarcophage fuit, et doit être réparé. Malgré les
évacuations de population, la situation sanitaire reste déplorable :
augmentation des cancers, maladies du cœur et des vaisseaux, maladies du
foie, des reins, de la thyroïde, altérations du système immunitaire,
mutations génétiques,....
Personne ne sait « gérer » une catastrophe nucléaire. Tout ce que le
pouvoir sait faire, à défaut de maîtriser la technique, c’est contraindre
la population, lui mentir et l’intimider. Tout ce qu’il prépare, c’est une
gestion militaire et totalitaire pour nous imposer de vivre
« normalement » en territoire contaminé.
Il n’y a qu’une revendication raisonnable : arrêter le nucléaire tout de
suite, avant et pas après la catastrophe quand il ne s’agit plus que de
subir atteintes physiques et privations de liberté.
A nous de construire un rapport de forces suffisant pour l’obtenir.
Solidarité avec les Japonais victimes de la catastrophe de Fukushima,
solidarité avec les victimes de celle de Tchernobyl.
Non au redémarrage des réacteurs au Japon
Arrêt immédiat du nucléaire
Coordination Stop-Nucléaire, Collectif Contre l’Ordre Atomique
Contacts : stop.nucleaire at yahoo.fr, contre-lordre-atomique at riseup.net
///
Le Samedi 9 mars 2013
11h15-13h45
Conférence-débat
Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
17h
Rassemblement devant l’Ambassade du Japon
7, avenue Hoche, 75008 Paris
Pour le non redémarrage des réacteurs au Japon
Pour l’arrêt immédiat du nucléaire


Lesbiennes, gays, bis ou trans :
nous voulons tout, maintenant !
"Ce que je pense c’est que l’idée fondamentale doit rester,
pour le mariage, pour les couples et pour la vie en général,
que l’humanité est structurée entre hommes et femmes"
(Lionel Jospin, PS, ex-1er ministre, 9 novembre 2012, sur Canal +)
"Oui à la famille, Non à l’homofolie"
(Banderole de tête de la manifestation homophobe du 18 novembre)
De l’extrême-droite fascisante à la gauche bien pensante (dont font partie
beaucoup de président, ministres, députéEs et autres carriéristes
socialistes), l’homophobie bat son plein ses dernières semaines, dans la
rue comme dans les médias.
Pour nous, anarchistes, il va de soi qu’un être humain ne saurait être
considéré comme inférieur à un autre, à cause de son identité de genre, de
sa sexualité, de sa couleur de peau, de sa nationalité, de la langue
qu’il-elle parle, de ses croyances ou de son origine sociale. Défendre
l’égalité des droits pour tou-te-s nous semble donc important et
nécessaire.
Mais ce n’est pas tout : l’égalité des droits gagnée par les femmes après
des décennies de luttes acharnées n’a pas suffi à mettre fin à la
situation d’oppression dans laquelle elles se trouvent encore. Le système
patriarcal exerce encore quotidiennement ses violences, symboliques,
physiques et sexuelles contre les femmes dans leur ensemble. De la même
manière, gagner le droit au mariage ou à l’adoption pour les couples de
même sexe ne saurait mettre fin à la situation de violence quotidienne,
verbale et physique, que nous subissons quand nous osons affirmer nos
pratiques de vie non-hétérosexuelles.
Le capitalisme, le système raciste et le patriarcat, avec la norme
hétérosexuelle qu’il charrie, sont des systèmes de domination qui nous
oppriment et se renforcent les uns les autres. Quand nous n’avons pas
l’argent ou la bonne couleur de peau pour accéder aux endroits où nous
pouvons nous sentir en sécurité, l’égalité des droits ne suffira pas à
nous protéger. Quand nous nous affichons auprès de nos familles, nos amiEs
ou dans la rue avec nos compagnons ou nos compagnes et que nous sommes
rejeté-e-s et battu-e-s, l’égalité des droits ne suffira pas à nous
protéger.
Lesbiennes, gays, bis, trans ou hétéros, pour atteindre l’égalité, la
vraie, pas seulement celle sur le papier, nous savons que nous devons
abattre le capitalisme, le patriarcat et l’hétérosexisme, le système de
domination raciste et l’Etat
Nous voulons pouvoir vivre nos vies comme nous l’entendons : entre hommes,
entre femmes, entre hommes et femmes, seul-e, à deux ou à plusieurs,
marié-e ou non, avec ou sans enfants, sous le même toit ou non... Nous
voulons nous unir pour un soir ou pour la vie, nous aimer et nous désirer
où nous le voulons et quand nous le voulons, de la manière qui nous semble
appropriée.
Nous voulons tout ! Nous voulons l’égalité juridique et sociale !
Nous voulons l’abolition du genre et de la norme hétérosexuelle !
Nous voulons la révolution sexuelle, féministe, sociale et libertaire !
CGA Région parisienne region-parisienne@c-g-a.org | www.c-g-a.org
OLS Paris 21ter rue Voltaire 7501 Paris | ols.samizdat.net
& des camarades libertaires
Manifestation pour l’égalité des droits dimanche 16 décembre 2012
rdv à 14 h à l’angle des boulevards Richard-Lenoir et Beaumarchais.
Le 13 janvier 2013, fascistes, catho réacs et homophobes propres sur eux,
"de gauche", remettent le couvert pour une manifestation de haine dans les
rues de Paris. Des initiatives pour contrecarrer leur discours se
préparent. Renforcez la riposte égalitaire ! Nous vivrons et jouirons
librement, que cela leur plaise ou non
Rassemblement contre le colloque "le nucléaire du futur"
A l’appel du collectif contre l’ordre atomique.
Jeudi 22 novembre 2012 à 14h15
Collège des Bernardins
20 rue de Poissy
Métro Cardinal-Lemoine, Maubert ou Jussieu
« Nucléaire du futur » ?
Des nucléocrates se retrouvent pour nous le concocter, retrouvons-nous pour leur dire ce qu’on en pense !
Le 8 décembre 1953, devant l’Assemblée générale des Nations Unies, Eisenhower présente une initiative appelée « Atoms for Peace » : l’énergie atomique, mise au point pour servir des buts militaires, va désormais permettre de produire de l’énergie pour l’humanité en quantité illimitée et quasiment gratuitement ! Des navires nucléaires écumeront bientôt les océans, on dessalera bientôt l’eau de mer à grande échelle, transformant les déserts en prairies... Le bonheur pour tous et... sans risques !
En 1955, à la première conférence internationale pour les usages pacifiques de l’énergie atomique à Genève, on nous annonce que la fusion nucléaire sera maîtrisée dans les vingt ans, que l’atome deviendra un formidable raccourci vers une industrialisation généralisée des pays en développement, on nous parle d’automobiles, de locomotives et d’avions atomiques...
Il n’empêche, c’est bien pour produire le plutonium de la bombe atomique que les premiers réacteurs ont été conçus, la sûreté n’était donc pas une priorité. Parmi une dizaine de configurations différentes, c’est le « réacteur à eau sous pression » (REP) qui a été retenu pour la propulsion atomique des sous-marins, parce qu’il était simple, compact et rapide à mettre en œuvre. Et à l’heure d’opter pour un modèle de réacteur civil producteur d’électricité, c’est aussi ce REP, perfectionné entre-temps par la marine américaine, qui a été choisi par l’Atomic Energy Commission, parce qu’il était fin prêt. Et c’est ce réacteur dont 58 spécimens trônent aujourd’hui en France...
Si les projets de réacteurs qui seront présentés dans ce colloque sont qualifiés de « nucléaire du futur », c’est parce qu’on sait que les réacteurs actuels (EPR compris) ne sont que les derniers rejetons de ce cadeau fait par les militaires dans les années 50, qu’ils sont instables, peuvent devenir incontrôlables, fondre, subir une explosion d’hydrogène, qu’ils sont producteurs de déchets dangereux, et qu’ils consomment de l’uranium dont les réserves exploitables sont très limitées. Et qu’on sait aussi, désormais, à quel point ils sont sûrs ! Au cours des trois dernières décennies, plus de l % des 430 réacteurs en activité dans le monde ont connu un accident majeur (fusion d’un réacteur à Three Mile Island, explosion à Tchernobyl et perte de quatre réacteurs à Fukushima).
« Le prochain accident devrait suivre un scénario que nous n’aurons pas anticipé : il va falloir imaginer l’inimaginable », a fini par reconnaître un expert en sûreté nucléaire de l’IRSN. On est très loin des fameuses trois barrières (gainage du combustible, circuit primaire et bâtiment réacteur) qui devaient assurer le confinement absolu des produits radioactifs en cas d’accident. Un accident qui, bien sûr, ne devait « quasiment » jamais se produire, à en croire les tenants de l’approche probabiliste de la sûreté. En 1975, le rapport Rasmussen estimait ainsi que, pour mille réacteurs en service, le risque était tout au plus de cinq accidents de perte de refroidissement par siècle. Or, au Japon, il y a eu des explosions multiples, des incendies sur piscines de refroidissement, des ruptures de cuves et des débuts de « syndrome chinois » ! Autant dire que l’approche probabiliste de la sûreté qui prévaut en France et dans le monde ne vaut plus un pet !
L’industrie nucléaire, en déclin au niveau mondial, fait face à une contestation croissante depuis Fukushima. C’est pourquoi elle tente aujourd’hui de la contourner et de la récupérer en nous servant de nouvelles promesses technologiques. Le mythe de la « quatrième génération » de réacteurs a pour fonction essentielle de créer une perspective d’avenir pour le nucléaire, dans l’espoir de nous faire oublier la baisse inéluctable de la part de l’atome dans la production globale d’électricité. Ce recyclage d’utopie technologique (qui vise aussi à justifier la construction des réacteurs... « de troisième génération » que sont les EPR) réussira-t-il à mobiliser l’argent public et à motiver des chercheurs pour un hypothétique nucléaire qui serait enfin, un jour, devenu « propre », qui aurait résolu ses problèmes de sécurité et d’approvisionnement ? Libre à eux d’y croire, car il s’agit en l’occurrence plus de religion que de rationalité scientifique, mais nous à qui on n’a jamais demandé notre avis, nous continuons à dire :
Une seule solution : arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire, sans attendre la prochaine catastrophe.
documents au format PDF ici
Homophobes, lesbophobes,
hors de nos vies !
Ceux qui manifesteront à Paris le 18 novembre contre les projets de loi qui permettront le mariage et l’adoption pour les homosexuel-le-s se targuent de défendre « la famille » et « l’ordre naturel ». Qu’ils se nomment Civitas, dont le but est « l’instauration de la Royauté sociale du Christ », ou Choisir la vie, Laissez-les-Vivre, Riposte Catholique, SOS Tout Petits, etc., ils et elles sont les mêmes qui militent aussi contre le droit à l’avortement, y compris en cas de viol, et se félicitent d’être rejoint dans ce combat par des représentants du Front National. Ils sont de plus opposés à l’immigration, et considèrent les musulmans comme leurs ennemis.
Ces intégristes catholiques d’extrême droite, homophobes et racistes, sont certes une minorité, mais leurs idées sont malheureusement partagées bien plus largement, sous des formes plus policées. L’homophobie reste très présente dans notre société, et a des conséquences dévastatrices, le droit à l’IVG est fréquemment attaqué, et son accès concret difficile.
Nous défendons l’égalité des droits d’un point de vue très pragmatique, parce qu’elle peut permettre d’aller vers moins de discriminations. Et puis il s’agit de l’abolition de ce qu’on peut qualifier de privilèges hétérosexuels. Comme certains slogans le clament « on veut le droit de divorcer ! » ou « on veut l’adoption mais pas les mômes ! ». Nous devons pouvoir choisir de nous marier ou pas, d’avoir des enfants ou pas.
Des droits supplémentaires ne seront évidemment pas suffisant pour abattre le patriarcat. Et c’est bien le renversement de ce système de domination, dans lequel le pouvoir politique, économique et social est organisé par et pour les hommes au détriment des femmes, que visent nos luttes. Pour reprendre la célèbre formule de Simone de Beauvoir, on ne naît ni homme ni femme, on le devient. De même qu’on ne naît pas hétérosexuel. Les normes auxquelles on nous demande de nous soumettre n’ont rien de naturelles. Genre féminin, genre masculin, assignation à l’hétérosexualité : ces normes nous étouffent, nous devons les révolutionner !
C’est pourquoi nous appelons à participer aux initiatives contre l’homophobie et la lesbophobie organisées par différents groupes et collectifs, ainsi qu’aux futures mobilisations contre la marche antiavortement du 20 janvier 2013.
OLS, CGA, OCL et des camarades libertaires


le programme
Rencontres 2012
Chaque année, l’OCL ET l’OLS organisent des rencontres ouvertes à celles
et ceux que les thèmes choisis pour les débats intéressent et sur lesquels
nous avons peu le temps de discuter au quotidien. Il ne s’agit pas d’une
université d’été où l’on écouterait la bonne parole. Nous souhaitons
offrir un espace de dialogue, d’échange formel comme informel. Les débats se tiennent « à la fraîche », à 21 heures, après le repas du
soir.
Cette année, les rencontres auront lieu du vendredi 27 juillet au dimanche
5 août.
Au programme :
Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 juillet : Antirépression.
Lundi 30 juillet : les soulèvements dans les pays arabes.
Mardi 31 juillet : La Tentation insurrectionniste, présentation du
livre par l’un de ses auteurs.
Mercredi 1er, jeudi 2 et vendredi 3 août : Les résistances sociales
aux grands travaux du développement capitaliste.
Samedi 4 août : L’Enfer vert. Un projet pavé de bonnes intentions,
présentation du livre par Tomjo.
Dimanche 5 août : Contre les publicités sexistes,
présentation du livre par l’une de ses auteures.
Pour un programme plus détaillé et des détails pratiques, voir les sites
de l’OCL et de l’OLS :
OCL et OLS
Solidarité avec les mal-logées
Le 8 juin, une trentaine de personnes ont
décidé de s’installer dans l’immeuble
vide situé au 260 rue des Pyrénées.
Cette occupation est exemplaire à plus
d’un titre, dans un contexte où le mal
logement nous touche de plus en plus
fréquemment.
D’abord le lieu en question est un
ancien centre d’hébergement social
créé par “Toit et Joie” (on ne ricane
pas) lié institutionnellement à la
Poste. Son emplacement ensuite, la
rue de Pyrénées, rue emblématique du
20ème, arrondissement qui devient de
plus en plus branchouille, victime de
la gentrification1 urbaine qui voit les
derniers quartiers populaires de Paris
colonisés par des hordes de bobos, alors
que dans ce même arrondissement,
12000 demandes de logements sociaux
restent sans réponses…
Cette occupation démontre, s’il le fallait,
l’échec total des politiques du logement
social qui est désormais un business
pour les municipalités. De toute façon
il n’est pas nécessaire d’argumenter
des heures : quiconque se sera retrouvé
en situation de recherche de logement
en région parisienne comprendra les
motivations des squatteurs de la rue
des Pyrénées. Evidemment, en tant
qu’anarchistes, nous ne pouvons que
soutenir cette occupation : plutôt que
d’attendre les bonnes grâces de l’Etat
et de politiciens (il n’est pas déplaisant
de voir C. Duflot, ministre du logement
et nouvelle élue du 20em se coltiner
la réalité sociale) c’est bien plutôt par
la réquisition et les occupations qu’un
véritable rapport de force pourra se
construire.
Nous appuyons donc avec force les
revendications prescrites par le collectif
des habitants et habitantes :
Des logements sociaux pour tous les
gens qui en ont besoin et notamment
celles et ceux qui sont sur la listes des
mal logés que nous amenons
Des papiers pour tout le monde et
notamment pour celles et ceux qui en
ont besoin parmi nous
Le maintien dans les lieux pour les
habitants et habitantes du 260 rue des
Pyrénées jusqu’à leur relogement
Le maintien de tous les lieux habités du
CREA à Toulouse
Nous appelons à manifester à leur côtés
le jeudi 21 à 8H30 devant le lieu
occupé à l’occasion de leur procès, et
au delà à mettre en place une solidarité
matérielle et politique.
Que mille occupations fleurissent !
Occupons ! Résistons ! Libérons
l’espace public !
OCL / OLS et des individues…
1. Processus par lequel le profil sociologique et
social d’un quartier populaire se transforme
au profit d’une couche sociale “supérieure”
(les fameux bobos)
1957 KYCHTYM (URSS - OURAL),
1957 WINDSCALE (ROYAUME-UNI),
1979 THREE MILE ISLAND (ÉTATS-UNIS),
1986 TCHERNOBYL (UKRAINE),
2011 FUKUSHIMA...
... ET LA PROCHAINE FOIS, OÙ ÇA ?
Avec ses 58 réacteurs, la France, pays le plus nucléarisé du
monde, est bien placée parmi les candidats. D’autant que la
probabilité d’un accident majeur dans une centrale nucléaire
est désormais d’un par décennie.
N’attendons pas la prochaine catastrophe : imposons
l’arrêt immédiat et définitif de la production nucléaire !
Le nucléaire fait peser sur nous tous une menace permanente.
Même sans accident, il génère en permanence une pollution
radioactive diffuse dont on ne mesure pas les conséquences et
des déchets qui nous empoisonneront pendant des générations.
Chaque jour le désastre s’amplifie.
La seule chose sensée est d’arrêter tout de suite cette machine
de mort. Mais avant l’accident, pas après !
Qu’on cesse de nous dire qu’on n’a pas le choix, qu’on arrête de parler de
sortie du nucléaire dans dix, vingt ou trente ans (après combien d’accidents ?),
quand ceux qui nous gouvernent auront mis en place des « alternatives »
(rentables, forcément). La meilleure alternative à envisager, c’est une autre
organisation productive, pour une autre société. Et c’est à nous d’en décider !
ORGANISONS-NOUS !
Créons partout des comités pour un arrêt immédiat du nucléaire (civil et
militaire) et manifestons-nous dans toutes les occasions possibles.
Et le 26 avril 2012, date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl,
retrouvons-nous à 18 heures devant la caserne des pompiers du 26, rue
de Chaligny à Paris (métro Reuilly-Diderot) pour un hommage aux 500 000
« liquidateurs » oubliés et aux futures premières victimes de la prochaine
catastrophe.
Une « assemblée antinucléaire » se prépare par ailleurs pour le 29 avril 2012
à Montreuil. Pour en être informé, écrire à afcn@riseup.net
CONTACTS :
contre-lordre-atomique@riseup.net
Collectif contre l’ordre atomique
21 ter, rue Voltaire, 75011 Paris
ACTION DE SOLIDARITE AVEC LES ANTIFASCISTES RUSSES
Mardi, le 20 Mars à 18h30 un rassemblement aura lieu devant l’ambassade de Russie en soutien aux 5 antifascistes de Nijni Novgorod accusés d’avoir créé une organisation extrémiste « Antifa-Rash ». Par cette action nous exprimons également notre solidarité avec l’antifasciste moscovite Alexeï Olesinov (« Chkobar »), avec les membres de « Pussy Riot » et les proches de Nikita Kalin, un antifasciste tué récemment à Samara en Russie.
Les 5 de Nijni Novgorod
Artem Bystrov, Albert Gaïnoutdinov, Pavel Krivonosov, Dmitri Kolesov et Oleg Gembarouk ont plusieurs chefs d’inculpations. L’accusation principale est d’avoir créé l’organisation extrémiste « Antifa-Rash », qui aurait comme but, selon la police, d’agir violemment envers « les groupes sociaux » : « des skinheads, fans de foot » et « les citoyens riches de Russie ». Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison.
out au long de l’année de l’enquête, la police a fabriqué des « preuves. » Des cartes de membre de cette organisation imaginaire ont été imprimées et jeté par la police pendant les perquisitions chez les militants (en avril 2011.) Les statuts de « l’organisation Antifa-Rash » ont été « retrouvés » sur l’un des ordinateurs confisqués pendant ces perquisitions. Selon ces statuts, « l’organisation » aurait une hiérarchie stricte, un leader autoritaire à qui on doit obéir et un système punitif contre les récalcitrants (on reconnaît ici le style et la logique policière.) De plus pour prouver leurs dires, la police a usé de torture physique et psychologique contre les accusés et aussi contre les pseudo-victimes : des houliganes nationalistes.
Plus d’info : avtonom.org/nn
Pussy Riot
Le samedi 3 mars 2012, Nadezhda Tolokonnikova et Maria Alekhina de « Pussy Riot », ont été interpellées par les forces de police et accusées (sans preuves) d’avoir participé à une « liturgie punk » face à la cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou. Le juge a décidé d’écrouer les deux jeunes femmes pour une période de 2 mois en attendant le jugement décisif. On les accusent d’« atteinte grave à l’ordre public » crime passible selon la loi russe de 7 ans de prison. Elles ont toutes les deux des enfants de 4 et de 5 ans.
Plus d’info : freepussyriot.org
Alexeï Olesinov
Un antifasciste moscovite, Alexeï Olesinov, a été arrêté le 12 février 2012. Il est accusé d’avoir commis des actes de violence dans un club à Moscou : « Vozdukh », le 17 décembre 2011. Pourtant, c’est lui et ses amis antifascistes, qui furent attaqué ce jours-là par les vigiles du club (des nationalistes).
Plus d’info : avtonom.org/people/aleksei-olesinov
Nikita Kalin, un anifasciste assassiné
Nikita Kalin, âgé de 20 ans, anarchiste et antifasciste, qui participait au mouvement pour des élections honnêtes, a été assassiné le 9 février 2012 à Samara : sa ville natale. Un des policiers, lors d’une conversation privée a dit à Elena Kalina (mère de Nikita), que l’homme arrêté et soupçonné d’être l’assassin de son fils, faisait parti d’un groupe de néo-nazi. Les proches de Nikita redoutent que l’affaire soit étouffée.
Plus d’info : avtonom.org/people/nikita-kalin
Quand ?
Mardi 20 mars, de 18h30 à 19h30
Où ?
A côté de l’Ambassade de Russie
Au 40-50 bd. Lannes, 75016 Paris
[ Métro : Rue de la Pompe, RER : Av. Henri Martin ]
Ce rendez-vous se fera avec l’aide du Comité Tchétchénie (qui manifeste tous les mardis aux même heures et au même endroit depuis des années ; respect et merci à eux), et se passera dans le cadre des journées de la solidarité international avec les antifascistes de Nijni Novgorod.
Les premières réunions au tribunal doivent commencer le 16 mars.
6 ème SALON DU LIVRE LIBERTAIRE
du 11 au 13 mai 2012.
PAYS INVITÉ : LA SUISSE
ESPACE D’ANIMATIONS DES BLANCS-MANTEAUX À PARIS IVème

Lire, c’est réfléchir, c’est prendre du plaisir...
C’est déjà désobéir.
Depuis les années 90, près d’une centaine de maisons d’édition et des revues
se revendiquant de "l’esprit libertaire" ont vu le jour. Elles ont souvent
peu de moyens, la plupart n’ont pas de salariés. Mais avec conviction et
inventivité, elles prouvent que le point de vue radical "Anar" reste, dans
le climat de crise du capitalisme, plus qu’indispensable. De la brochure à
l’ouvrage savant, en passant par la BD ou l’affiche, cette production
abondante traite aussi bien des grands classiques de l’Anarchisme que de
sujets politiques actuels.
Cinq jours après l’élection d’un nouveau Président de la République
Française, qui aura peu de chances d’être adhérent à la Fédération
Anarchiste... ( !) cette dernière ouvre son 6ème Salon du livre libertaire :
du 11 au 13 mai 2012, à L’espace d’animations des Blancs Manteaux (Paris
IVème) : Trois jours de rencontres, 70 éditeurs présents, plus d’une
centaine d’auteur-e-s invités, 20h de débats, des projections documentaire,
des émissions de radio en direct du salon, un mur vidéo anticlérical... un
petit bar et une restauration légère. Entrée à prix libre.
Les nouveautés de l’édition 2012 :
Cette année, le salon ouvrira ses portes dès le vendredi 11 mai à 14h00. Par
ailleurs, nous avons invité nos compagnons Suisses (francophones,
alémaniques ou italophones) à venir présenter leur production éditoriale. Ce
sera aussi l’occasion de découvrir le programme de la Conférence
internationale de Saint Imier qui se tiendra en août 2012 dans le Jura
Suisse.
La création de l’espace livres neufs à prix cassés.
Plus de 20h de débats (répartis sur les 3 jours) sont prévus :
Idées reçues sur l’anarchisme
l’Alternative Anarchiste en Actes
l’Éducation
Faut-il s’indigner, désobéir ou se révolter ?
Décroissance et partage des richesses
Avenir des médias libres
Ré-inventer la grève générale
Chaque journée commencera par la projection d’un documentaire. Au programme
: Victor Serge, la Guerre d’Espagne...
Enfin, Radio Libertaire (89.4 fm) invite ses consoeurs de Paris et de
province à animer et diffuser directement leurs émissions depuis le salon.
Un studio leur est dédié à cet effet.
Fiche de synthèse :
6 ème Salon du livre libertaire 2012
Lire c’est réfléchir, c’est prendre du plaisir...
C’est déjà désobéir
Vendredi 11 mai : 14h00 à 21h00
Samedi 12 mai : 10h00 à 20h00
Dimanche 13 mai : 10h00 à 16H00
Espace d’animation des Blancs-Manteaux,
48, rue Vieille du temple. 75004 - Paris
M° Hôtel de Ville ou Saint-Paul
Entrée à prix libre
Bar et restauration légère.
Pays invité : la Suisse.
ORGANISATION :
SLL, 145 rue Amelot 75011 - Paris
Tél : +33 (0)1 48 05 34 08 / Mél : salon-livre-libertaire@sfr.fr
http://salonlivrelibertaire.radio-libertaire.org/
RELATIONS PRESSE :
Samantha Lavergnolle
74 rue de la Folie Méricourt
75011 Paris
+ 33 (0)1 73 73 82 21
+33 (0)6 75 85 43 39
lavergnolle2@gmail.com
Première manifestation post élection du gouvernement [Bayrou, Hollande, Sarkozy]*
Rendez-vous partout en France samedi 12 mai 2012
Au lendemain de ces élections, un énième gouvernement est nommé. Ne nous y trompons pas, quelque soit l’habillage, l’essentiel pour celui qui vient d’être élu est finalement de sauvegarder l’économie capitaliste, l’ordre marchand et les profits de la classe dominante. Les politicien-ne-s roulent toujours pour leurs copin-e-s patron-ne-s et banquier-e-s (et vis versa). En effet, la profondeur impénétrable de la crise systémique, implique un appauvrissement de nos conditions d’existences, une exploitation toujours plus coercitive et un écrasement de toute forme de contestation.
Stop ! Il n’est plus question d’endurer leur « rigueur », leur « maîtrise des déficits publics », leur
relance de la « compétitivité de la France », leur « baisse du coût du travail », leur « flexibilité », etc.
C’est comme pour le logement, au nom de la sacro-sainte propriété privée, celui-ci continuera d’être toujours trop cher. Et gare aux squatteur-se-s, toujours au nom de la sacro-sainte propriété privée, ils et elles seront viré-e-s.
Nos gouvernants ont de plus en plus recours à une étiquette « féministe » de bon teint, mais l’accès à l’avortement est attaqué année après année et doit être défendu, la misère et la pauvreté touchent d’avantage les femmes, … et ce ne sont que deux exemples parmi d’autres !
Quant aux grands projets industriels ceux-ci vont continuer à se développer et à ravager notre environnement : autoroutes, lignes TGV, aéroports, … et autres infrastructures aussi néfastes qu’inutiles mais occasionnant de juteux profits pour les banquier-e-s et les patron-ne-s.
Et, en ce qui concerne le « fleuron technologique français » qu’est l’industrie nucléaire aucun arrêt immédiat est envisagé, même si cette technologie nous entraîne à une catastrophe mortelle.
Pourtant les richesses produites pourraient être mises aux services nous toutes et tous et nous permettre de subvenir pleinement à nos besoins (bouffe, logement, transports, accès aux soins) dans une autre organisation sociale égalitaire et solidaire.
Or le gouvernement a décidé de poursuivre le déploiement d’un État toujours plus autoritaire et répressif :
Nouvelles lois sécuritaires, déploiement de flics de toutes sortes, généralisation de la vidéo surveillance, multiplication et croisement des fichiers administratifs et policiers, et autres joyeusetés.
Poursuite des législations xénophobes, de la chasse aux « indésirable » (sans-papier-e-s, roms, etc.), du saccage du droit d’asile, etc.
Les soi-disant intérêts de la France et la défense de la « démocratie occidentale » servent toujours de prétexte à [Hollande – Sarkozy- Bayrou]* pour justifier :
le maintien de la politique Françafricaine.
les intervention militaires en Afghanistan, en Lybie, en Côte d’Ivoire et ailleurs.
Ne soyons pas dans l’illusion et dans un attentisme inutile, dès maintenant rassemblons nos forces pour lutter et prenons nos affaires en main.
Ouvrons les hostilités en paralysant
une économie réservée au plus riche !
Grève de masse !
Le présent et l’avenir nous appartiennent !
Réunion publique le mercredi 11 avril 2012
à 19h00 au CICP (21ter, rue Voltaire, 75011 Paris.
Métro Rue des Boulets)
Face à l’hiver capitaliste, Printemps en luttes !
___
* : rayer les mentions inutiles après le second tour de l’élection dite présidentielle qui doit se terminée le dimanche 6 mai 2012 en France.

Fukushima, jusqu’ici
Manifestation le 11 mars pour l’arrêt immédiat du nucléaire
14h30 Gare du nord
Un an après le début de la catastrophe
Nous étions jeunes quand la catastrophe de Tchernobyl a eu lieu. Nous
avons grandi avec tous les cancers, toutes les malformations qu’ont encore
à subir les populations de là-bas. Nous avons grandi avec cette idée que
des pans entiers de territoires seraient sacrifiés, presque à jamais, pour
les besoins de l’industrie atomique.
Nous aurions pu oublier cette catastrophe, oublier qu’un des 58 réacteurs
français pouvait à son tour exploser, à Lyon, Toulouse, Paris ou Bordeaux.
Ce qui arrive aux japonais, nous arrive également. C’est notre bouffe qui
est empoisonnée, ce sont nos frères et nos sœurs qui tentent d’atténuer
les conséquences de la catastrophe en cours. Près de 400 000 personnes
sont déjà intervenues sur les réacteurs de Fukushima-Daïchi — ce sont nos
amis, nos proches, qui sont voués à mourir à petit feu. Les frontières,
les milliers de kilomètres ne sont pas des obstacles à notre empathie. Il
n’y a pas d’exotisme de la situation japonaise : car c’est une société
nucléarisée, comme la nôtre.
Le fonctionnement ordinaire de l’industrie nucléaire exige déjà, ici, des
sacrifices humains. Nous ne pouvons nous empêcher de penser aux
travailleurs précaires du nucléaire, aux cheminots qui convoient les
trains de matière radioactive, à leur exposition constante aux
rayonnements ionisants. En France nous parlons au bas mot de 30 000
personnes. La catastrophe ne fait qu’élargir le nombre de personnes
affectées.
Avec Fukushima, une brèche ne s’est pas seulement ouverte dans les
réacteurs. Elle s’est ouverte aussi au fond de nous, résonnant avec
l’horreur, nous poussant à agir, tenter de lutter. Nous ne parlons pas en
experts, en spécialistes de la chose, ce que nous ressentons est des plus
commun : peur et colère. L’urgence devient vitale. Souvent, l’impression
qu’aucun changement n’est possible nous tétanise. L’industrie nucléaire a
pourtant une infrastructure publique et privée. Elle porte le nom d’Areva,
Vinci, Bouygues, GDF-Suez, EDF, du CEA, de l’école des Mines. Des noms
familiers, des noms que l’on retrouve facilement ailleurs. Oui, le
nucléaire est une affaire d’experts qui font sereinement des plans du haut
de leurs tours. La tranquillité du débat français — qui porte
essentiellement sur la manière dont l’économie française pourra supporter
le passage à d’autres techniques de production d’électricité — a quelque
chose de surréaliste. Les apprentis-sorciers de l’économie discutent
gentiment avec les savants fous du nucléaire. Avec eux, tout est hors
contrôle.
Nous, pas plus que nos parents, n’avons choisi ce délire. La lutte contre
le nucléaire, son histoire, s’inscrit, en revanche, dans cette volonté de
faire valoir notre capacité commune à discuter explicitement de nos
besoins et à inventer nos manières d’habiter, de partager, de travailler,
de vivre.
Aujourd’hui, l’avenir que projette toutes les élites est celui d’un
capitalisme vert, austère, sécuritaire, aux frontières fermées. Une
pression jamais égalée sur les individus est la seule réponse qu’autorise
l’économie délirante. Nous refusons de peser nos poubelles, de contrôler
nos voisins, de devenir les managers stressés de notre capital humain et
écologique. Nous voulons que s’organise la rupture avec un système qui se
nourrit de la concurrence de tous, de surconsommation et de toujours plus
de destruction. C’est ce système qui est parasite : pas la solidarité,
l’entraide et la construction consciente.
Malheureusement, face à la crise économique et écologique, nous réagissons
massivement comme des bêtes qui voudraient traverser un autoroute :
fascinés par les phares, nous attendons d’être écrasés. En ce moment,
comme d’autres, nous nous demandons comment détourner le regard et bâtir
une passerelle.
Ce qui se passe en Grèce ces jours-ci, le cynisme avec lequel, au Japon,
la continuité de l’économie a été privilégiée sur l’évacuation des
populations devrait tous nous inciter à essayer de reprendre prise sur la
situation qui nous est faite. Il est grand temps de rompre avec une
économie qui ne survit que par l’endettement. Endettement vis-à-vis du
futur ; endettement vis-à-vis de la nature. Car nous payons sans cesse la
note.
Nous n’avons pas de solution miracle. En revanche nous savons que la
première nécessité est celle de la solidarité. D’une solidarité qui
permette de mieux articuler — au lieu de les opposer — les sabotages, les
actions de masse et la réflexion sur d’autres modes de production. Se
redonner du courage, à travers des actions et un soutien inconditionnel de
tous, pourrait nous permettre de sortir de l’impasse présente. Ce qu’il
est passé à Valognes nous l’indique, ce qu’il se passe au Japon l’exige de
nous.
Pour le 11 mars, nous appelons, à Paris, à une manifestation qui partira
de la gare de Nord à 14h pour dénoncer les convois de trains de matières
radioactives traversant fréquemment la région parisienne. Nous appelons
ceux qui le veulent à s’habiller de tenues blanches et de masques blancs,
à se parer de tenues qui évoquent celles des nettoyeurs anonymes employés
dans les centrales nucléaires, de Fukushima à Paris.
Assemblée francilienne contre le nucléaire
apresvalognes@yahoo.fr
blog général
— >Prochaine assemblée le mercredi 21 mars 2012 à 19h00 (au CICP 21ter,
rue Voltaire, 75011 Paris. Métro Rue des Boulets)
Contre le nucléaire, déchaînons nous !
En 2012, après les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima (et quelques autres dont tout a été fait pour qu’elles disparaissent de la mémoire collective), la conscience du danger du nucléaire et le désir de ne plus y avoir recourt sont devenus largement majoritaires dans l’opinion publique française. Même les sondages commandés par EDF l’indiquent, c’est tout dire !
Le nucléaire est en effet avant tout un projet de société, société autoritaire, militaire, et dans laquelle une caste d’experts décide de tout. L’énergie atomique convient très bien au capitalisme, pour nous faire travailler et produire toujours plus d’engins de mort et de marchandises inutiles. La bombe, ne l’oublions pas, reste un instrument de terreur et un signe de puissance pour les Etats qui la possèdent.
Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si on peut sortir du nucléaire, car cela a toujours été possible et le sera à chaque fois que la « nécessité » l’impose (le Japon qui a dû s’en passer de façon brutale en est un bon exemple). La question est plutôt de savoir quand et comment, de façon définitive, arrêter les productions nucléaires civiles et militaires.
Quand ? Immédiatement, si on veut augmenter les chances de le faire avant une catastrophe. La quantité de déchets mortels augmente constamment, hypothéquant toujours plus notre avenir. La population, en particulier les travailleu(se)rs du nucléaire subit tous les jours la pollution radioactive. Par ailleurs, il faut mettre fin à l’exploitation néo-coloniale des pays (comme le Niger) d’où est extrait l’uranium. Et parce que vouloir sortir sur dix, vingt ou trente ans, c’est refuser de remettre en cause la société : c’est sortir du nucléaire, mais en tenant compte des intérêts économiques d’EDF, d’Areva et d’autres. C’est aussi penser qu’on ne peut gagner que par la voie parlementaire, et que tout mouvement social de rue ne peut servir qu’à appuyer une dynamique « démocratique » au sein de l’Etat. Donc, c’est finalement considérer que les intérêts politiques et les profits générés par l’atome sont plus importants que le danger de catastrophe nucléaire.
Comment ? En l’absence de révolution sociale qui transformerait entièrement nos modes de vie actuels, cette sortie -pour être définitive- ne peut avoir lieu qu’en économisant l’énergie (en commençant par stopper les projets d’infrastructures inutiles, coûteux et gaspilleurs, comme les LGV, les nouveaux aéroports) et en développant d’autres sources d’énergie, dont les renouvelables. Mais il faut en finir avec le mythe des énergies renouvelables susceptibles de produire la même quantité d’électricité que celle qui est produite actuellement. Si nous voulons que les énergies renouvelables occupent une place prépondérante, cela ne pourra se faire que par une baisse réelle de la consommation énergétique. Et celle-ci ne peut pas s’obtenir à coup d’économies de bout de chandelle ni de culpabilisation individuelle portant sur la consommation des ménages, mais par une tout autre organisation sociale de la production et de sa répartition. Nous ne voulons pas d’un hypothétique « capitalisme vert », qui certes polluerait un peu moins, mais en maintenant les rapports de domination et d’exploitation.
Comment interpréter le lobbying antinucléaire, l’opposition symbolique avec de grandioses actions médiatiques, sinon comme la tentative d’une association (qui n’est plus tout à fait pour l’arrêt du nucléaire, même à bien long terme, mais pour la transition énergétique et le capitalisme vert) de reprendre la main sur les individu(e)s et coordinations qui se cherchent en dehors d’elle depuis quelque temps, particulièrement depuis les manifestations d’octobre dernier ou le camp de Valognes.
En effet, une action spectaculaire telle qu’une chaîne humaine, dans ce contexte-là, ne vise pas à construire ou renforcer un mouvement de lutte antinucléaire. En mettant en scène un éphémère « mouvement d’opinion », il s’agit plutôt d’essayer de faire pression médiatiquement sur les instances dirigeantes, qui, elles, poussent toujours en avant l’industrie de l’atome : construction d’un EPR, extension de la durée de vie des centrales, mise en place de la nouvelle usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse II à Tricastin (construite pour produire du combustible nucléaire pendant au moins 40 ans !) sont les preuves que l’Etat et le capitalisme français n’ont pas l’intention d’abandonner cette source d’énergie, miraculeuse pour leurs profits et leur pouvoir.
Nous n’avons rien à attendre de l’Etat, qui est la cheville ouvrière du nucléaire en France. Il serait vain de lui demander l’arrêt immédiat, il faut le lui imposer ! Et, seul un vaste mouvement social de combat antinucléaire et anticapitaliste sera à même d’y parvenir.
Arrêt immédiat et définitif du nucléaire civil et militaire
Premiers signataires : CGA Lyon (groupe-lyon@c-g-a.org), OCL Lyon (ocl-lyon@laposte.net), des individu(e)s
Solidarité avec les antifascistes et anarchistes de Nijni Novgorod
Du 16 au 18 mars 2012, participez aux journées de solidarité avec les antifascistes et anarchistes de Nijni Novgorod (Russie), qui risquent jusqu'à 7 ans de prison pour une affaire fabriquée par la police politique, appelée "Centre Anti-Extrémiste" (Centre-E).
Artem Bystrov, Albert Gaïnoutdinov, Pavel Krivonosov, Dmitri Kolesov et Oleg Gembarouk ont plusieurs chefs d'inculpation. L’accusation principale est d'avoir créer l'organisation extrémiste "Antifa-Rash", qui aurait comme but, selon la police, d'agir violemment envers "les groupes sociaux" : "des skinheads, fans de foot" et "les citoyens riches de Russie". Nous, leurs amis et camarades, anarchistes et antifascistes de Nijni Novgorod, déclarons que cette organisation n'a jamais existé et que l'affaire est fabriquée par le Centre-E pour affaiblir le mouvement libertaire.
Comment est apparu le concept "d'Antifa-Rash"
L'affaire est tellement absurde et maladroitement fabriquée, que l'on devine au premier coup d’oeil, qu'elle a été fabriquée par de stupides policiers, qui n'ont rien compris au mouvement libertaire et à ses structures.
Par exemple, l'une des preuves de la culpabilité des antifascistes, ce sont des cartes de membre ! Des cartes de parti ont été créées, avec les noms complets des mes membres et le nom de l'organisation "Antifa-Rash. Red anarhia skinheads." Remarquons la faute: "anarhia" au lieu de "anarchy", assez invraisemblable que des anarchistes écrivent le mot "anarchie" avec une faute d'orthographe, même en anglais. Encore plus étrange R.A.S.H signifierait "l'anarchie rouge des skinheads (Red anarhia skinheads)". R.A.S.H signifie en réalité "Red and Anarchist Skinheads" : Skinheads rouges et anarchistes. Cette branche de skinheads de gauche est assez populaire au sein de la jeunesse militante, au même titre que l'antifascisme. Il y a beaucoup de graffitis dans les rues avec les mots "Rash" et "Antifa", suffisamment pour que des policiers aient pensé à inventer une organisation avec le nom absurde de "Antifa-Rash".
Ces cartes ont été jetées par la police, en avril 2011, pendant les perquisitions aux domiciles des militants. Ces perquisitions se sont fait aux mépris des lois, par exemple : certaines ont été faites malgré l'absence des personnes, dans d'autres cas les témoins indépendants de la perquisition (indispensable selon les lois), ont été mis à la porte pendant 40 minutes, permettant aux policiers de faire ce qu'ils voulaient à l'intérieur des appartements.
Les autres preuves de l'existence de l'organisation et donc de la culpabilité de nos camarades sont les statuts de "Antifa-Rash", qui sont apparus en même temps que les cartes de membre - pendant les perquisitions. En les lisant, on reconnaît le style et la logique de la police. Dans ses statuts, l'organisation a une hiérarchie stricte, un leader autoritaire auquel on doit obéir et un système de punition contre les récalcitrants. Cela ressemble à une organisation libertaire? Non.
Ridicules sont aussi les accusations de violence. Au total, il s'agit de 3 banals affrontements entres antifascistes et néonazis (d'ailleurs ces même néonazis, ont été jugés pour violences racistes). Après ces affrontements, les fascistes n'avaient eu que de blessures légères. Ces "victimes" n'avaient pas d'ailleurs pas portées plaintes. Mais l'incident fut connu du Centre-E et il a de lui-même créé l'affaire, en terrorisant et torturant, pour faire parler antifascistes et fascistes. Pavel Krivonosov et Artem Bystrov n'ont jamais participé à ces rixes, ils ont des alibis indéniables, même les fascistes ne les ont pas reconnus comme agresseurs. Mais ils restent tout de même accusés d'avoir participé à ces bagarres pour des motivations "idéologique de haine contre des groupes sociaux".
Les accusés:
Artem Bystrov est l'otage principal de l'affaire "Antifa-Rash". Depuis avril 2011, il est assigné à domicile et n'a pas le droit de communiquer avec le monde extérieur. Pendant plusieurs années, Artem a participé à des actions antifascistes, écologistes et contestataires. Il a notamment participé au mouvement antimilitariste de "Food Not Bombs" (distribution hebdomadaire de repas végétaliens gratuits). Il a aussi organisé et fait le service d'ordre de nombreux concerts du milieu D.I.Y. (punk et alternative).
Albert Gaïnoutdinov est un militant antifasciste, que le Centre-E a qualifié de créateur et leader de l'organisation "Antifa-Rash". Il est maintenant dans l'obligation de se cacher contre la répression en vivant clandestinement pour éviter d'être de nouveau torturé par le Centre-E.
Pavel Krivonosov est antifasciste, anarchiste, membre de l'organisation libertaire "Action autonome" et musicien. Il a joué dans plusieurs groupes D.I.Y de Nijni Novgorod et a participé à l'organisation de beaucoup d'événements libertaires: actions publiques, concerts, campements écologiques, festivals etc…
Dmitri Kolesov est musicien dans le groupe de Hardcore "Step To Freedom".
Oleg Gemarouk après l'arrestation, en partie à cause de son manque d'expérience et aussi suites aux tortures physiques et psychologiques, a reconnu s'être battu avec les néonazis. Il a même reconnu avoir été dans cette organisation imaginaire "Antifa-Rash". Maintenant, car Oleg travaille avec la police, nous avons rompu tout contact avec lui.
Comment aider?
L'avocat des antifascistes Dmitri Dinze insiste sur le caractère purement politique de l'affaire "Antifa-Rash". On le voit avec le silence complice voir l’approbation des pouvoirs sur les crimes commis par le Centre-E : "Il ne faut pas chercher de l'objectivité dans cette enquête" .
Début mars auront lieu les premières réunions au tribunal. Il ne reste aucun espoir que les innocents gagnent le procès… Sauf si vous participez aux journées de solidarité (16-18 mars) avec les antifascistes de Nijni Novgorod et organisez des actions de soutien dans votre pays !
Pendant les dernières années, on a vu de beaux exemples de solidarité internationale qui a aidé les anarchistes et antifascistes russes à rester libres malgré la répression sévère du régime Poutine-Medvedev. Il y eut les fameux "Otages de Khimki", accusés de l'attaque de la mairie de Khmiki (la banlieue de Moscou) pendant une manifestation antifasciste: ils ont été libérés. Il y eut aussi le professeur Andreï Koutousov, que l'on a accusé aussi d'extrémisme : il a été jugé coupable et fut licencié mais il a évité la prison.
Une autre façon d'aider c'est le soutien financier. Le procès "Anti-Rash" dure depuis un an et il n'est pas le premier contres les libertaires de Nijni Novgorod. Nous avons beaucoup dépensé pour payer les frais de la défense, nous avons toujours besoin d'environ 2 300 Euros (3 000 $). Même les participations modestes peuvent servir à notre tache difficile: faire éviter la prison à nos camarades. Le plus utile serait de créer un collectif de soutien qui organiserait événement et concert de soutien dans votre ville. Voir plus bas les infos pour nous contacter et nous envoyer de l'argent.
Nous revendiquons l'arrêt des persécutions des antifascistes à Nijni Novgorod ! Que s'arrête cette absurde affaire "d'Antifa-Rash" ! La reconnaissance de l'innocence des accusés ! Que le "Centre Anti-Extrémiste" soit puni pour sa pratique cruelle et récurrente de la torture, et ce nouveau crime - la fabrication d'affaire judiciaire ! Libération immédiate et disculpation de toutes les prisonnières et tous les prisonniers politiques à Ninjni Novgorod, en Russie et ailleurs !
No pasaran !
Anarchist Black Cross Nijni Novgorod
Groupe de "L'action autonome" de Nijni Novgorod
Contacts:
Email: abcnnov@gmail.com
Tél: 007 910 874 0594
Information sur "Antifa-Rash" et campagne de soutien :
http://avtonom.org/antifa/nn
http://www.facebook.com/groups/215495161878537/
Pour envoyer de l'argent de France et d'autres pays :
Par le système SKRILL (MONEYBOOKERS):
- Email: olegevgenich@gmail.com.
- Customer ID: 28988570 (seulement en Euros)
Par virement bancaire :
Alfa-Bank
EURO
Beneficiary's bank Alfa-Bank Moscow
S.W.I.F.T. ALFARUMM
Beneficiary’s Acc. № 40817978408350001060
Beneficiary ALEKSANDR FITASOV
Correspondent bank of beneficiary’s bank COMMERZBANK AG, Frankfurt am Main
S.W.I.F.T. COBADEFF
Acc. With corresp Bank № 400886894501EUR
DOLLARS
Beneficiary’s bank Alfa-Bank Moscow
S.W.I.F.T. ALFARUMM
Beneficiary’s Acc. № 40817840408350001059
Beneficiary ALEKSANDR FITASOV
Correspondent bank of beneficiary’s bank WELLS FARGO BANK N.A.
S.W.I.F.T. PNBPUS3NNYC
Acc. With corresp Bank № 2000193651652
Pour envoyer de l'argent de Russie, Ukraine ou Biélorussie:
- Compte Yandex: 41001976559668
- Par distributeur d' Alfa Bank:
• 40817810808350017770 (en rouble Russe)
• 40817840408350001059 (en dollar)
• 40817978408350001060 (en euros)
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[Paris] CONTRE LES PUBLICITÉS SEXISTES

Le mercredi 29 février 2012
Débat en présence de membres du collectif contre le publisexisme - au CICP (21 ter rue Voltaire Paris XIe) dès 19h45
La publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer de l’envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre "appétant". Soumise aux normes aliénantes d’une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel, ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l’image des femmes n’a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre : d’un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l’autre, la virilité à la force, à la puissance et à l’action. Loin d’être un art, tout sauf inoffensive –c’est-à-dire perçue au second degré par des consommateurs responsables –, la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale. Ce livre montre comment la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale.
Les auteurs : Sophie Pietrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent sont militantes féministes au sein du Collectif contre le publisexisme qui existe depuis 2001.
— -
[Montreuil] Foire à l’autogestion
Rendez-vous avec l’autogestion en juin 2012
La crise économique et financière qui ébranle le monde est aussi une crise de
civilisation, face à laquelle les réponses habituelles, néolibérales comme
étatistes, sont impuissantes. L’autogestion peut constituer une alternative. Elle
sera au centre d’un événement festif et populaire en juin 2012 : la Foire à
l’autogestion.
Phénomène planétaire, l’autogestion s’inscrit dans la longue tradition historique
des coopératives et des « récupérations d’entreprises », de la Commune de Paris au
Printemps de Prague, de la Révolution espagnole à la Pologne d’août 1980, de Lip à
l’Argentinazo en 2001. Elle apparaît dans les luttes récentes à Philips-Dreux, à
Fralib et à SeaFrance. Elle imprègne également les pratiques alternatives, de la
réappropriation collective de l’habitat au lien direct avec les paysans et les
producteurs.
Ces différentes expériences partagent un horizon commun : décider collectivement des
affaires communes, sans déléguer à des dirigeants, aussi bien sur le plan économique
que politique. Reprendre en main la production, c’est aussi pouvoir transformer ses
modalités et ses finalités. Ancrée dans des pratiques concrètes, portée comme un
projet global, l’autogestion est ainsi une réponse possible à la faillite du système
capitaliste et étatiste.
La Foire à l’autogestion sera le point de rencontre de toute une galaxie de
collectifs, d’associations, d’entreprises, de coopératives, d’organisations
syndicales et politiques qui cherchent à faire vivre l’idée d’autogestion.
L’événement aura lieu le week-end du 23-24 juin 2012 à Montreuil (93), sur le site
de la Parole errante, avec des stands, des espaces de débat retransmis à la radio,
des projections de films, un concert, un village du livre, un espace enfants, des
ateliers pratiques…
Pour rendre concret ce projet, un comité d’organisation se met en place. Nous
invitons toutes les personnes, organisations, syndicats, associations, entreprises,
coopératives, etc. revendiquant et pratiquant l’autogestion à s’y associer.
L’initiative est d’ores et déjà soutenue par :
Coopératives : scierie coopérative Ambiance Bois (Creuse) ; filature coopérative
Ardelaine (Ardèche) ; boulangerie coopérative La Conquête du pain (Montreuil) ; Scop
de bâtiment Inventerre (Toulouse) ; Epicerie coopérative Bulles de vie
(Fontenay-sous-Bois) ; restaurant associatif La Rôtisserie (Paris 10e) ; imprimerie
associative Le Ravin bleu (Combs-la-Ville) ; imprimerie coopérative Expressions II
(Paris 11e) ; coopérative Imprimerie 34 (Toulouse) ; société coopérative de
production culturelle La Parole errante (Montreuil), épicerie coopérative
L’Indépendante (Paris 18e) ; École des métiers de l’information-CFD (Paris 10e) ;
coopérative de communication La Navette (Creuse)…
Structures syndicales : union syndicale Solidaires ; Sundep-Paris ; fédération
SUD-Éducation ; fédération SUD-Etudiants ; union Solidaires-Industrie ; SUD-Culture
; fédération SUD-Rail ; tendance intersyndicale Émancipation ; fédération
CNT-Éducation ; CNT-Santé-social RP ; fédération SUD-PTT ;…
ssociations : Association pour l’autogestion ; Editions Syllepse ; Festival des
résistances et des alternatives à Paris ; association Relocalisons ; collectif de
diffusion cinématographique Pico y Pala (Paris) ; lieu d’accueil Le Roucous
(Aveyron) ; association de quartier la Commune libre d’Aligre (Paris 12e) ; atelier
autogéré Cyclofficine (Ivry-sur-Seine) ; Observatoire des pratiques de développement
local (Ardèche) ; café associatif La Milonga (Fontenay-sous-Bois) ; Bibliothèque
autogérée Antigone (Grenoble) ; journal Article11 ; site web Autogestion.coop ;
Consomm’Solidaire (Paris 13e) ; ICEM-Pédagogie Freinet ; Écobox (Ile-de-France) ;…
Structures politiques : Alternative libertaire ; Alternatifs ; Fédération anarchiste
; Parti pour la décroissance ; Mouvement des objecteurs de croissance ; Scalp-Réflex
; Chiche-Paname ; OLS ;…
Information et contact sur www.foire-autogestion.org
— -
[Rennes] Discussion-Débat
LIBERATION SEXUELLE ?
Samedi 11 février
16h00 au papier timbré (39 rue de dinan . Rennes)
organisée avec la Bibliothèque Féministe
"Avoir des relations sexuelles n’est pas un acte naturel mais fait l’objet d’un apprentissage. Nos sexualités s’enrichissent au fil du temps et des expériences. Parler librement de ma ou de mes sexualités, entamer le dialogue avec l’autre, me permet aussi de m’assurer que je ne lui impose pas mon désir. L’éducation, en matière de sexualité, est loin d’être égalitaire. Quand on aborde la sexualité avec les garçons, on leur parle de leur pénis et du plaisir qu’ils vont éprouver grâce à lui (ce qui est déjà réducteur !). Pour les petites filles, la sexualité se résume aux maladies et infections sexuellement transmissibles, à la peur de tomber enceinte. Quid du plaisir féminin ? De la connaissance de son corps ? Peut-être faudrait-il commencer par là pour parvenir à vivre des sexualités épanouissantes."
Le numéro 32 d’Offensive est disponible :
à Rennes au Papier Timbre, à La Cour des Miracles et à La Commune
ou en kiosque près de chez vous en cherchant sur le site :
www.trouverlapresse.com
+ d’infos : http://offensive.samizdat.net
Ce débat sera suivi d’une projection réalisé par le groupe anarchiste la
Digne Rage (+ d’infos bientôt sur www.anartoka.com/la-digne-rage)
Après Valognes : Troisième réunion publique
Après le rassemblement de Valognes, en novembre dernier, s ?est fait
sentir, à Paris, la nécessité de continuer la rencontre entre les
différentes personnes et collectifs avec ce commun accord : le nucléaire
nous est directement nocif, et pas seulement d ?un point de vue
sanitaire, nous voulons l ?abolir.
Voilà que la troisième assemblée se prépare et beaucoup a été dit. La
dernière assemblée s ?est faite l ?écho de plusieurs désirs d ?actions
(rassemblement, information dans les gares, interventions sur les flux
de matières radioactives), mais aussi du besoin de rencontres et de
débats.
Le 11 mars prochain, cela fera un an qu ?un tsunami de magnitude 9 a
frappé le Nord-Est du Japon provoquant la fusion des réacteurs de
Fukushima. Cette date a été proposée comme point de départ pour penser
une action commune émanant de cette assemblée/collectif.
Néanmoins, s ?il nous semble important de répondre à l ?appel du 11
mars, et de ne pas laisser cette catastrophe être enfouie par l ?agenda
spectaculaire des médias, nous aimerions faire résonner notre lutte
contre le nucléaire au-delà de la commémoration de Fukushima.
Afin de poursuivre ce processus de rencontre amorcé à Valognes, afin
de de briser l ?isolement face au nucléaire et son monde, afin de se
donner des outils pour porter atteinte à cette industrie, nous appelons à
une nouvelle assemblée pour une lutte populaire et déterminée :
Lundi 23 janvier, à 19h30, à COMME VOUS EMOI,
5, rue de la Révolution
Montreuil.
Métro Robespierre, ligne 9.

carte postale passez à l’Offensive :

pourlaliberte.noblogs.org
Le 15 novembre 2011, les gendarmes de Toulouse ont perquisitionné 7 lieux
de vie, interpelé une petite quinzaine de personnes et embarqué un paquet
d’affaires (matos informatique, écrits divers, fringues, téléphones…). A
ce jour (mercredi 30 novembre), quatre compagnon-nes sont en détention
provisoire à la Maison d’Arrêt de Toulouse-Seysses, une en contrôle
judiciaire, un sixième est « témoin assisté » (ce qui signifie qu’il n’est
pas mis en examen comme les autres mais doit néanmoins rester à
disposition du Juge d’Instruction Suc)
Cette massive opération policière ponctue les 4 premiers mois d’une
enquête encore ouverte sur le passage éclair d’une dizaine de personnes
dans les locaux de la Direction Interrégionale de la Protection Judiciaire
de la Jeunesse (PJJ) à Labège, le 5 juillet dernier.
Deux mois plus tôt, l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de
Lavaur connaissait un mouvement de révolte généralisée. La version
médiatico-républicaine des évènements visant à faire passer les jeunes
détenus pour de dangereux « irrrécupérables » et le recours aux Equipes
Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS, milice cagoulée qui fait
taire la révolte en taule et pour qui tous les coups sont permis) comme
tolérable voire nécessaire a mis en colère un certain nombre de personnes
qui ont décidé de se retrouver et de réfléchir les moyens d’exprimer leur
solidarité avec les enfermés révoltés.
L’action consistant à manifester aux collaborateurs de l’enfermement des
mineurs (ici le personnel de la PJJ, caution humaniste de la torture
carcérale) le dégoût qu’inspire leur sordide besogne semble avoir piqué
les autorités au plus profond de leur orgueil.
La répression, vengeance étatique contre toutes celles et ceux qui ne
tiennent pas leur place d’humilié-e sans broncher, veut nous isoler, nous
dissuader, nous terroriser. La solidarité est note arme. Elle revêt de
multiples formes. Qu’on criminalise aujourd’hui la bordellisation de
juillet à Labège montre, une fois de plus, la volonté des gens de pouvoir
d’anéantir celles et ceux qui ne demandent pas d’autorisation pour
s’exprimer.
Ce blog, c’est parce qu’on s’est dit que ce serait pratique de recenser
l’ensemble des écrits parus à propos de la journée du 15 novembre, sans
jamais oublier qu’il ne s’agit pas d’une affaire particulière mais d’un
des aspects de la répression exercée sur la lutte contre l’enfermement,
sur les révoltes de l’intérieur et de l’extérieur.
Profitons de la situation qui nous est faite pour parler un peu de ces
prisons pour mineurs qui, comme les autres, tuent.
Mis à jour régulièrement, ce site a pour vocation d’annoncer les
rendez-vous du Collectif pour la Liberté des Inculpé-es du 15 novembre et
de faire connaitre les expressions et initiatives de solidarité amies, ici
et là. Toute contribution est la bienvenue.
Ils veulent nous voir apeurées, silencieuxses, affaiblies, isolées…
C’est raté !
— -
Libération et l’arrêt des poursuites
contre les inculpé-e s de Labège (Toulouse)
Le 15 novembre à Toulouse une centaine de gendarmes ont opéré une série de perquisitions et procédé à une dizaine d’interpellations dans plusieurs lieux d’habitation, embarquant au passage une famille de sans-papiers, et bien sûr ordinateurs et écrits divers. Ils ont placé en garde à vue six personnes (que la presse, comme à son habitude, et suivant en cela le ciblage policier destiné à criminaliser au maximum, s’est empressée de classer dans les « mouvances anarchistes »), et quatre d’entre elles se trouvent depuis en détention à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, deux autres ayant été libérées (inculpée pour l’une et témoin assisté pour l’autre).
Les chefs d’inculpation retenus contre elles, ne sont rien moins que :
participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens ;
violence commise en réunion sans incapacité ;
dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion.
De quoi s’agit-il ?
Les chefs d’inculpations concernent l’intrusion, le 5 juillet dernier, d’une dizaine de personnes dans les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse, à Labège près de Toulouse, pour manifester contre l’incarcération des mineurs. Selon La Dépêche du 6 juillet, qui s’appuie sur les déclarations faites aussitôt à la presse par le procureur de la République Valet, ces personnes étaient « “armées” de bouteilles dont elles ont déversé le contenu sur les bureaux et les ordinateurs. Un liquide marron au relent d’ammoniaque et qui pourrait contenir de l’urine et des excréments humains ». Elles sont reparties « après avoir lancé des tracts qui contiendraient des propos injurieux sur l’action éducative menée par la PJJ ».
Il faut préciser que cette action, qui n’a pas été revendiquée, n’est pas la première mettant en cause les EPM (établissement pénitenciers pour mineurs) ! Suite au suicide en février 2010 d’un jeune placé dans l’EPM d’Orvault (44), la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) a été tagué "l’epm tue », "la justice tue", "solidarité", etc. Le 14 mai 2011, le même établissement a été la cible de graffitis : « EPM = prison », « Educ = maton ». L’action de Labège a également eu lieu après la révolte des jeunes détenus à l’EPM de Lavaur, dans le Tarn, en mai, alors que le Parlement s’apprêtait à adopter une refonte de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs avec la création d’un tribunal correctionnel pour les récidivistes de plus de 16 ans. Des actions qui sont bien peu de choses en regard des dégâts humains causés par l’arsenal de lois sécuritaires que l’Etat met en place.
Les inculpés toulousains nient toute implication dans les faits qui leur sont reprochés et, bien qu’aux dires même du procureur Valet, l’action menée « n’a finalement fait que peu de dégâts », quatre d’entre eux sont en prison depuis plus un mois, une demande de mise en liberté pour l’un d’entre eux ayant été de nouveau rejetée, malgré un dossier essentiellement constitué de présomptions, de proximité politique et… de refus de prise d’ADN (comme il est maintenant coutume de le faire en maintes circonstances).
Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce à la fois la politique sécuritaire du gouvernement et la répression menée à l’encontre des personnes actuellement incarcérées et poursuivies. Il leur exprime toute sa solidarité, et exige leur libération immédiate ainsi que l’arrêt des poursuites engagées contre elles.
Pour la libération et l’arrêt des poursuites
contre les inculpé-e s de Labège
Rassemblement à 18 h au palais de justice
de Poitiers vendredi 16 décembre
Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux –
antirep86.fr – antirep86@free.fr
Soutien financier pour les frais de justice et la cantine en prison :
envoyez vos chèques à l’ordre de « Maria »,
CAJ c/o Canal Sud, 40 rue Alfred Duméril, 31400 Toulouse.
appel du forum des 26 et 27/11 :
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APRES VALOGNES : BLOQUER L’INDUSTRIE NUCLEAIRE
réunion publique le Vendredi 16 décembre à 18h
à "Comme Vous Emoi", 5 rue de la révolution,
à Montreuil (Métro Robespierre, ligne 9)
repas à prix libre en soutien aux inculpés de Valognes.
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tract antinucléaire sur le transport de matières radioactives (pour diffussion en IDF) :
"Des trains radiocatifs sur nos lignes !"
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Valognes Stop Castor :
AREVA AVANCE LE DEPART DU TRAIN, NOUS AVANCONS LE DEBUT DU CAMP. TOUS AU CAMP DE VALOGNES DES LE 21 NOVEMBRE ! RASSEMBLEMENT MERCREDI 23 NOVEMBRE A 10 HEURES DU MATIN.
Le train quittera le terminal ferroviaire de Valognes mercredi 23 à 14h20.
Le « programme » provisoire et évolutif du camp :
21 novembre :
Rendez-vous pour l’installation du camp (précisions via infoline)
¤
22 novembre :
11h : Discussions autour des luttes ; projections et interventions
Après-midi : Préparation des actions
18h : Début des repas
20h : Assemblée : discussion autour des perspectives anti-nucléaires
Suivi de Musique/Boeuf : amenez vos instruments !
¤
23 novembre
10h : Rassemblement et actions de blocage…
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tract OCL-OLS au format PDF
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débat à Paris sur notre dossier "la contre-révolution informatique"
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[Antinuke] On devrait se contenter de compter les morts...
Et d’écouter les experts
Rappelez-vous combien de fois les médias nous ont répété que la situation était sous contrôle avant de nous annoncer le contraire. Après chaque catastrophe on nous apprend que des techniciens, des experts, savaient, avaient émis des rapports inquiets sur l’état de telle cuve, de tel système avaient alerté les autorités concernées... Alors un très haut niveau de sécurité, qu’est-ce que c’est ? C’est une faible probabilité de vivre une catastrophe nucléaire. Autrement dit, c’est vivre avec et sous le risque permanent d’une catastrophe du type de Tchernobyl, de Fukushima ou pire... C’est un pari. L’énergie nucléaire est aussi mortifère qu’immaîtrisable.
Mortifère à chaque instant. Hors catastrophe, le fonctionnement « normal » du nucléaire, c’est l’empoisonnement des populations nigériennes par les mines d’uranium, ce sont les trimardeurs du nucléaire qui doivent « bouffer des doses » à chaque arrêt de tranche, ce sont les petite fuites par-ci, les petits mensonges par là... A Nogent sur Seine par exemple, ce sont les balises de mesure de l’iode radioactif qui sont tombées en pannes plusieurs heures le 6 mars dernier, ce sont 27m3 d’eau potentiellement radioactive, qui se sont écoulées le 19 mars dernier...
Qui a décidé que cette menace sur l’humanité était acceptable ? Les militaires, en développant l’arme nucléaire, et de très gros industriels, qui ont créé un lobby officiel (la commission PEON) pour « éclairer » les choix gouvernementaux.
Le risque zéro n’existe pas
Abus et ironies de langages. Tout le monde a entendu qu’il y avait au Japon des doses 100 fois voire 1000 fois supérieures à la normale. Ce vocabulaire a été conçu pour abuser les populations. Une dose normale, c’est une dose équivalente aux limites autorisées, limites fixées par les autorités. Elles sont déterminées selon un calcul coût/avantage, à savoir les avantages du nucléaire (prix de l’électricité, bénéfices, emplois...) et les dégâts potentiels sur notre santé. Il n’a jamais été question d’un quelconque choix. On nous impose cette industrie pour qui un cancer ou un risque de fuite ne pèsent pas lourds face à ses profits.
L’illusion de la transparence
On nous bassine avec la transparence, mais on attend toujours que le réseau d’alerte mondial, qui mesure la radioactivité pour repérer d’éventuels essais atomiques aériens clandestins, communique les données sur le nuage de Fukushima.... Publier les chiffres, c’est potentiellement mettre le doigt sur les dangers du nucléaire. La transparence est certes une exigence minimale dans le contexte actuel, mais n’oublions pas que la transparence n’abolira jamais le danger.
Nucléaire : symbole d’un Etat autoritaire
Croit-on qu’on peut remettre notre sort entre les mains de ceux qui nous avaient prétendu avec arrogance que leur technique était sûre, que les précautions étaient surdimensionnées, et que même l’imprévisible avait été prévu ?
Les experts ont finalement reconnu que le risque zéro n’existait pas, sans pour autant arrêter leurs projets, les autorités ont prétendu tout maîtriser, même le passage des nuages aux frontières. En ce qui concerne la sécurité, c’est aux experts militaires qu’elle est confiée : militaires chargés de trier les populations, de les enfermer (pardon de les confiner), de les empêcher de circuler (pardon de les protéger) mais aussi de choisir quelques élus pour s’envoler vers des territoires « sains ». La société nucléaire est bien une société policière...
NI NOUVEAUX PROJETS, NI PROLONGATIONS
ARRET IMMEDIAT DU NUCLEAIRE CIVIL ET MILITAIRE
SORTIR DU NUCLEAIRE C’EST COMBATRE LA SOCIETE QUI LE PRODUIT
Collectif contre l’ordre atomique
Société nucléaire, société totalitaire !
Tchernobyl 25 après le nuage rode toujours.
Rassemblement devant l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire)
Mardi 26 Avril, à 19h
6, Place du Colonel Bourgoin
Paris 12ème
Débat public : Comment s’opposer en actes au nucléaire ?
Mercredi 4 mai, à 19h au CICP
21ter, rue Voltaire
Paris 11ème
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Cataclysme atomique : ce sera eux ou nous.
manif pour la sortie immédiate
du nucléaire
L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, au cœur d’un des pays
les plus denses et les plus industrialisés du monde, révèle à la face du
monde le danger permanent que représente le nucléaire. Flics, militaires
et technocrates ont beau conjuguer tous leurs efforts dans des exercices
de simulation théâtraux, comme en janvier dernier autour de Gravelines, on
se rend bien compte que le jour venu, toutes ces gesticulations s’avèrent
bien dérisoires. Aujourd’hui, dans l’un des pays les plus avancés sur le
plan technologique, les autorités en sont arrivées à recommander à la
population de respirer devant des mouchoirs mouillés, de porter des
vêtements longs et de se calfeutrer dans des maisons effondrées. Le
bricolage est total.
Pendant ce temps là, autour de Fukushima c’est un désert de 20km de rayon
qui est appelé à s’agrandir. Dans les plus hautes sphères de l ?État les
grands experts chipotent : Incident ? Catastrophe ? Niveau 5 ? Niveau 6 ?
Three Miles Island ou Tchernobyl ?
Rappelons-nous cependant que derrière la crise, le nucléaire c’est la
catastrophe permanente. De l’extraction dévastatrice dans les anciennes
colonies, jusqu’à l’enfouissement hasardeux des déchets, en passant par
les rejets quotidiens « légalement contrôlés » et la santé sacrifiée des
sous-traitants, la filière electro-nucléaire c’est l’empoisonnement,
l’opacité et le mensonge combinés.
Et pourtant, au Japon comme ailleurs, les partisans du tout nucléaire
s’évertuent à nous faire croire que le nucléaire serait une énergie « sûre
», « propre » et surtout indispensable pour perpétuer un monde de
production effrénée. Celui qui nous impose de faux besoins et nous tue à
la tâche. Les politiciens, de gauche comme de droite, nous réaffirment
aujourd’hui d’un air grave que le nucléaire demeure un choix pertinent et
qu’il est dérisoire, voire irresponsable d’imaginer s’en passer. Alors,
pourquoi discuter ? Experts et contre-experts s’échinent à circonscrire
les termes d’un débat qui aboutira immanquablement à la poursuite de
l’énergie atomique en France comme ailleurs. Alors, on nous promet
l’inspection du parc nucléaire français comme c’est déjà le cas Gravelines
en ce moment. Vieille de 30 ans, la centrale sera de toute façon relancée
dans les semaines qui arrivent.
Face à l’électro-fascisme, il est urgent d’imposer une sortie immédiate du
nucléaire. Énergies alternatives ou pas, rien ne justifie de prolonger
plus longtemps cette catastrophe permanente.
Stoppons le nucléaire et son monde !
Rassemblement samedi 19 mars 2011 à 15h, place de la République à Lille.
Jeudi 24 mars à 19h, projection-débat au cinéma l’Univers, rue Danton à
Lille (métro porte de Valenciennes). Projection du film La Bombe de Peter
Watkins (50min).
Chiche ! Lille, GDALE-CGA, OLS Lille.
Tract antinucléaire de l’OCL IDF et de l’OLS Paris :
recontre pour soutenir la Rôtisserie :
RÉVOLTES ET RÉVOLUTIONS
AU MAGHREB ET MACHREK
et maintenant ?
EN TUNISIE ET EN EGYPTE les dictateurs sont tombés, mais le processus révolutionnaires n’est pas achevé, et commence même à gagner d’autres pays du Maghreb et Machrek : Algérie, Lybie, Yémen, Bahreïn, Iran, ... Par leur soif de liberté et leur rage contre les profiteurs de toute sorte, ces soulèvements laissent espérer que les masses ne se contenteront pas du simple départ des dirigeants honnis. D’ores et déjà, et comme toujours lorsque les peuples se révoltent, une brèche s’est ouverte au Proche et au Moyen Orient, par où les diverses formes de domination et d’exploitation peuvent être combattues plus directement. Ici, en France et en Europe, nous ne pouvons que nous sentir interpelés par cette situation. Bien sûr, les premières questions qui se posent à nous sont celles du soutien aux soulèvements en cours, et des formes de solidarité à mettre en œuvre. Mais aussi : comment penser l’articulation entre les luttes en Europe et ce processus révolutionnaire dans le monde arabo-musulman. Ou pour le dire autrement : comment établir des ponts, en pensée et en actes, entre ce que nous vivons ici et ce qu’ils-elles font là-bas ? Une première façon de défendre et de soutenir ces soulèvements ici, c’est peut-être déjà d’en restituer les enjeux. Pour ce faire en finir avec les mythologies, comme celle qui place internet et les réseaux sociaux comme les principaux vecteurs de révolution, alors que le basculement c’est fait principalement dans la rue. Insister aussi sur ce qu’il y a de précieux : la sortie de l’apathie et de la dépolitisation générales, l’intervention des femmes dans les révoltes, le refus unanime de la captation du processus révolutionnaire par les organisations islamistes. Mais pour pointer aussi les équivoques : les usages flous du terme de « démocratie », qui signifie aussi bien le pouvoir du peuple que celui des politiciens parlant en son nom ; et le danger que ces révoltes soient réduites à une simple transition vers la « normalisation » politique, sociale et culturelle des pays concernés, normalisation qu’on pourrait résumer par l’équation : Etat de droit +libéralisme économique +consumérisme à l’occidentale.
Pour discuter de cela l’Offensive Libertaire & Sociale vous invite à une réunion publique le lundi 28 février à 20H au CICP 21ter, rue Voltaire 75011 Paris (dans la cafet’ internationale au rez-de-chaussée du bâtiment)
version prête pour diffusion :
Soutien à Andreï Koutouzov anarchiste russe
Le 6 février, quelques personnes ont diffusé le tract ci-dessous, de manière symbolique à coté de la Sorbonne (Andreï Koutouzov étant professeur de l’université.) Sur des pancartes, on pouvait lire en russe "Koutouzov est innocent", "Paris suit le procès de A. Koutouzov" et en français "Solidarité avec Andreï Koutouzov." Ils s’agissait surtout de s’inscrire dans la campagne de solidarité internationale qui débute, et qui espérons le, dénoncera les crimes d’une "justice" russe aux ordres d’un régime autoritaire.
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Andreï Koutouzov, anarchiste russe
Trois ans de prison pour des idéaux libertaires ?!
TIOUMEN EST UNE GRANDE ET LOINTAINE VILLE EN SIBÉRIE. Là bas aussi se trouvent des libertaires persécutés par l’État. La nouvelle victime des lois « anti-extrémiste » s’appelle Andreï Koutouzov : anarchiste, antifasciste, professeur d’université d’État de Tioumen et bientôt docteur en philologie.
On l’accuse selon l’article 280 du code criminel russe « d’incitation à des actes extrémistes ». Étant membre de l’organisation « Action autonome* » et un agitateur connu de la ville de Tioumen, Andreï a déjà eu des problèmes avec les FSB (ex-KGB) et le Centre anti-extrémiste (« Centre E »). Pourtant, il n’a rien fait d’extrême. Au contraire, il lutte généralement avec des moyens on ne peut plus légaux.
ALORS POURQUOI CE PROCÈS ? Le 30 octobre 2009 pendant une action publique contre le « Centre-E » Andreï aurait distribué des tracts aux contenus dangereux et extrémistes. Mais Andreï et les témoins attestent qu’il n’a jamais distribué ces tracts. D’ailleurs, il est vraisemblable que les policiers eux-mêmes aient réalisé ces « tracts extrémistes » pour pouvoir intenter ce procès. Le tract reprend des phrases issues des textes d’Andreï Koutouzov et y ajoute des appels à des actions illégales contre le « Centre-E » et la police.
Étrangement, Andreï, organisateur de l’action publique du 30 octobre, aurait distribué des tracts avec des phrases comme « nous appelons à utiliser tous les moyens de lutte contre la police du « Centre-E » de Tioumen : faire des actions directes - jeter des pierres et faire des graffiti sur les murs des bâtiments du centre, casser les fenêtres des voitures... etc. » Des fantasmes de policier ? Plus étrange encore, la partie du tract qui fait référence aux actions illégales est rempli de fautes de style et de grammaire, qu’auraient pu faire un quelconque policier, mais difficilement un professeur d’université (spécialisé dans les langues qui plus est...)
Le pire est, qu’en dépit de toute logique, on accuse le militant « d’incitation à la haine envers un groupe social : la police » ! Le flou des lois anti-extrémistes permet à l’État russe d’utiliser celles-ci comme bon lui semble. Spécialement pour ce procès, un expert en sociologie a dû déterminer si la police était oui, ou non un « groupe social. » L’expert indépendant a conclu que les policiers sont des représentants de l’État et non de ce fait un groupe social à part entière.
Malgré tout, le procès a commencé ! Il y a déjà eu des instances et des réunions. Et cela malgré l’absurdité et les erreurs graves de procédures des dépositaires de la plainte. Il y a un grand risque que le système judiciaire russe montre une nouvelle fois qu’il est à la botte de l’État et non à la recherche de la vérité.
• Montrons notre solidarité. Que ces juges craignent que l’opinion publique mette à jours leurs crimes.
• Solidarité avec Andreï Koutouzov et avec tous les anarchistes et antifascistes opprimés en Russie.
Contacts :
didi.diras[arobasse]gmail.com
Solidarité avec les antifascistes russes
Plus d’infos : http://antifasrusses.samizdat.net
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A BAS LOPPSI II
tract OLS réalisé à partir d’une brochure du site :
Rassemblement de solidarité à Toulouse

Un graffito sur le parcours de la manifestation toulousaine du mardi
12 octobre.
Qu’est-ce qu’ il y avait marqué ? "Grève générale définitive", "on se
laissera pas faire" ou quelque chose dans ce goût-là.
Un morceau de mobilisation certainement déjà effacé par les agents
municipaux. Une action de plus dans un mouvement général de
protestation…
Le lendemain matin 6h30, à coup de bélier la police rentre dans une
maison, arrête deux personnes et les emmène. Le prétexte ? Le
graffito, une arrestation ratée et un fonctionnaire contusionné par
la solidarité de manifestants outrés.
Mise en garde à vue un jour, une nuit et puis encore un jour... Puis
un procès.
RASSEMBLEMENT MARDI 7 DÉCEMBRE
9h devant le tribunal correctionnel
M°Palais de « Justice »
La machine est rodée, ce n’est pas la première fois qu’elle
fonctionne, pour des sanspapierEs, pour des jeunes et des moins
jeunes, pour des militantEs ou du tout venant, pour des coupables
comme pour des innocentEs. Nous sommes de toute façon tous et toutes un peu coupables. Peu importe ce qui compte, c’est qu’elle
fonctionne : qu’elle interpelle et incarcère, qu’elle brise et
inspire la crainte, qu’elle expulse et pacifie.
La machine s’appelle police, la machine s’appelle justice,
administrative froide et bien rodée.
De lourdes peines de prison à St Nazaire, à Lyon, à Paris. A
Montreuil un lycéen touché par un flashball, à Toulouse deux lycéens
arrêtés sur une action de grève, ; et puis « en marge de la
manifestation » comme ils disent ; combien ? on ne sait plus bien,
c’est dans les marges, les notes de bas de pages, les annexes… Et
deux de plus que l’on va inscrire dans la longue liste des
contentieux. Les portes défoncées à coup de pied, les yeux bandés,
les GAV… Une normalité intolérable, une banalité à gerber à laquelle
on ne s’habituera jamais.
Dans la vie y’a ceux qui ont les armes chargées et ceux qui creusent…
Jusqu’à quand… ?
Pour soutenir financièrement, envoyez vos chèques au CAJ Comité
d’Autodéfense Juridique c/o Canal Sud,40
Action massive contre les écrans publicitaires espions de la RATP
Communiqué du mercredi 24 novembre 2010
Mercredi 24 novembre 2010 – 23h00
http://www.danger-ecranpub.tk
En début de soirée, plusieurs groupes de personnes sont descendus dans les couloirs du métro parisien pour dénoncer l’installation des nouveaux écrans publicitaires espions ACL (Automatique à Cristaux Liquides, LCD en anglais) par la RATP et sa régie publicitaire Métrobus.
A l’aide de marqueurs, bombes de peinture aérosol et autocollants, ils ont méthodiquement apposé leurs messages sur les dispositifs incriminés pour alerter les usagers des dangers et nuisances que représentent ces écrans.
Un tiers des panneaux Numériflash actuellement en fonctionnement dans les couloirs du métro ont été atteints. Au total, 118 panneaux ont été touchés dans 16 stations (Chatelet, Gare de Lyon, Villiers, Gare Saint Lazare, Gare de l’Est, Nation, Auber, République, Grands Boulevards, Gare Montparnasse, Saint François Xavier, Miromesnil, Gare d’Austerlitz, Place d’Italie, Denfert-Rochereau et Port-Royal).
Selon Robert Johnson, porte-parole du collectif, “cette action vise à dénoncer les dangers démocratique, environnemental et social que représentent les nouveaux écrans publicitaires. Face à l’incurie de nos dirigeants et au mépris de la RATP qui bafoue son rôle de service public, il est légitime que des individus se révoltent et alertent les usagers des transports en commun face à cette nouvelle menace.”
Pour Norbert, activiste présent ce soir, “cela a été une magnifique action. J’ai été ravi de voir à quel point les personnes que nous avons croisées comprennent ce que nous faisons et nous félicitent. Ces encouragements ne font que renforcer ma conviction que nous agissons en phase avec l’opinion publique et dans le sens de l’intérêt collectif. Lorsqu’on leurs explique que des caméras installées dans les panneaux nous analysent en temps réel et permettent de déterminer notre sexe ou notre âge pour mieux cibler les publicités diffusées, ils sont autant scandalisés que moi. Nous ne sommes pas des rats de laboratoire !”.
Ceci n’est qu’un début … A bientôt !
Dossier de presse complet, regroupant motivations et explications, disponible sur le site internet : http://www.danger-ecranpub.tk

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[Khimki] Action de solidarité avec Alexeï Gaskarov et Maxim Solopov
Aujourd’hui, dimanche 14 novembre, malgré l’hostilité et l’agressivité de la sécurité du plus grand et du plus célèbre musée de Paris, nous avons ajouté symboliquement une œuvre à l’exposition que le Louvre propose dans le cadre de l’année croisée France-Russie. Nous sommes intervenus au Louvre pour manifester notre solidarité à Alexeï Gaskarov et Maxim Solopov, deux militants antifascistes qui ont été emprisonnés pour leur seul engagement politique, et pour montrer notre soutien aux citoyens et aux journalistes russes qui s’opposent à leur gouvernement.
Nous avons déployé un tableau intitulé La Bataille de Khimki, où figurait la foule des opposants massée devant la mairie de Khimki, elle-même ceinte de l’autoroute que révélait peu à peu un bulldozer, marqué du logo de Vinci et conduit par Vladimir Poutine. Un groupe de néonazis était posté à droite du tableau, rappelant l’utilisation qu’en a faite l’entreprise chargée de l’abattage des arbres de la forêt et la complaisance du gouvernement russe à l’égard de l’extrême droite. Les journalistes étaient présents dans la foule des opposants, portant les marques des agressions que plusieurs d’entre eux ont subies sans que leurs agresseurs soient jamais inquiétés. Quant aux deux militants antifascistes, ils ont été symboliquement recouverts de barreaux qui rappelaient à la fois les deux mois de détention préventive qu’ils ont dû endurer et le risque qu’ils courent d’aller en prison pour sept ans, au terme de leurs procès qui doivent s’ouvrir prochainement.
Le gouvernement français et l’industrie française collaborent avec un gouvernement totalitaire en Russie, qui bâillonne, emprisonne et assassine ceux et celles qui, pour défendre leurs idées antifascistes et écologistes, refusent d’accepter sa politique. Face à cela, nous réclamons l’abandon complet et définitif du projet d’autoroute à Khimki et exigeons l’arrêt des poursuites contre Maxim et Alexeï.
Plus d’infos :
http://antifasrusses.samizdat.net
http://khimkibattle.org


TRACT OLS "pour la liberté de choix, contre l’enfermement maternel, Défendons le droit à l’avortement !"
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Paris-Khimki : solidarité sans frontières
Le lundi 20 septembre à 19h, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade pour protester contre l’état d’injustice en Russie.
« Solidarité internationale ! Libérez les otages de Khimki ! » - est l’un des slogans que l’on pouvait entendre lors de ce rassemblement, organisé dans le cadre des journées internationales d’action pour la libération d’Alekseï Gaskarov et de Maxime Solopov.
Un jour plus tôt, une action avait été mené au festival de film russe "Moscou, Saint-Pétersbourg - Deux visages de la Russie" organisé au Forum des Images. Un peu avant la projection du film, des militants ont déployé une banderole dans la salle et lors d’une courte allocution en français et en russe ont appelé à la libération des prisonniers antifascistes.
Dans le même temps, la campagne de fax commençait. Ont été envoyés de nombreux fax et lettres de protestation à la cour de Russie, au bureau du procureur et aux dirigeants russes.
Liberté pour les otages de Khimki et de tous les anarchistes et antifascistes enfermés !
http://www.khimkibattle.org
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Solidarité avec les écologistes russes !
Attaqué-e-s par les fascistes, emprisonné-e-s par la police

Alors que les incendies ravageaient encore les grandes forêts de Russie, des écologistes se battaient avec la population locale pour arrêter la déforestation massive à coté de Khmiki (banlieue de Moscou.) Mais pour les autorités et pour l’entreprise de travaux publics française « Vinci* », c’est le projet de l’autoroute Moscou St-Petersburg qui prime. Peu importe l’avis défavorable de la commission environnemental on l’ignore. Peu importe les articles de la presse locale, on assassine les journalistes. Puis une quarantaine de néonazis masqués viennent menacer les militants et permettre au chantier de continuer.
Malgré les récentes déclarations des politiques russes, qui disent « suspendre le chantier. » La répression de tous les acteurs de la lutte s’accélère encore aujourd’hui, ne la laissons pas se faire dans le silence. Amplifions la lutte et apportons notre soutien aux camarades russe.
« *« NWCC LLC », une filiale du groupe Vinci basé en France, a obtenu le marché pour la construction de l’autoroute. »
.
Rassemblement le lundi 20 Septembre à 19h
devant l’ambassade Russie
40-50, boulevard Lannes à Paris 16ème.
RER C : Arrêt « Avenue Henri Martin »,
Métro : ligne 2 « Porte Dauphine », ou ligne 9 « Rue de la Pompe »
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Liberté pour les otages de Khimki !
Appel à des Journées d’action internationales pour Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov
Les 17-20 septembre 2010
Le 28 juillet 2010 plus de 200 personnes, jeunes antifascistes et anarchistes ont mené une manifestation spontanée devant la mairie de Khimki (la banlieue nord de Moscou), à la défense de la forêt de cette ville qui a été abattu au profit du grand business. L’action lors de laquelle plusieurs vitres ont été brisées, a trouvé un large écho. De leur côté, les autorités y ont répondu par des répressions. Au lendemain de l’action deux militants des mouvements sociaux connus, Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov ont été arrêtés. Ils sont menacés de 7 ans de prison pour vandalisme bien qu’il n’y ait pas de preuves de leur complicité à des actes illégaux. D’autres militants, surtout des antifascistes, subissent des poursuites policières.
La lutte pour la conservation de la forêt de Khimki dure déjà depuis trois ans. D’après les projets des autorités, c’est à travers de cette forêt que doit être construite l’autoroute à péage Moscou-St-Petersbourg, la première de tel type en Russie ; ce qui mènera à une dégradation de la situation écologique locale et privera les moscovites et les banlieusards d’une zone de recréation en plus. Malgré l’existence des plans alternatifs pour l’autoroute qui permettraient de se passer d’une déforestation et au dépit des protestations actives des écologistes et de la population locale, les autorités ont refusé d’y prêter l’oreille. Au contraire, elles ont fait plusieurs démarches visées à imposer le silence aux contestateurs.
Plus d’une fois les autorités de Khimki (en concertation avec la compagnie de bâtiment chargée des travaux) ont recouru à la violence contre les défenseurs de la forêt de la ville : en négligeant l’opinion publique, en refusant de permettre des actions de protestation, en appelant les nationalistes à disperser les piquets des écologistes et des habitants de la ville, en arrêtant illégalement et en attaquant les journalistes. Les “personnes inconnues” ont mutilé le rédacteur en chef du journal local “Khimkinskaïa Pravda” Mikhaïl Beketov qui avait âprement critiqué les autorités, et ils ont assassiné le metteur en pages d’un autre journal d’opposition, Sergueï Protazanov.
Après l’action du 28 juillet 2010 la police russe et les services secrets ont déclenché une chasse aux antifascistes sans précédents. Les personnes une fois signalées à l’attention du Centre anti-extrémiste et du Service fédéral de sûreté (l’ex-KGB) en tant qu’antifascistes, sont amenées de force aux interrogatoires, les visites à domicile illégales se tiennent chez eux ; il y a des cas des pressions physiques atroces pour arracher des dépositions dont l’instruction a besoin.
Ayant peur d’une vague montante des protestations contre la déforestation, les autorités ont enfin reculé en exprimant la volonté de réviser le projet de l’autoroute. Mais il n’y a pas lieu de crier victoire. Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov sont toujours en prison sans droit, pris en otage par les autorités.
A la fin septembre se tiendra la prochaine audience pénale qui devra prononcer sur une mise en liberté d’Alekseï et de Maxime dans l’attente du jugement. Tous ceux qui s’inquiètent de leur sort, doivent faire tout leur possible pour les arracher de la prison. La Campagne pour la mise en liberté des otages de Khimki appelle à des Journées d’action internationales les 17-20 septembre 2010 pour mettre de la pression sur les autorités russes en vue d’obtenir la libération d’Alekseï et de Maxime.
Nous appelons à organiser des manifestations devant les ambassades, les consulats, les missions économiques et culturelles de la Fédération de Russie, aux événements publics et culturels qui ont des rapports à la Russie, tout comme d’envoyer des télécopies et des lettres au tribunal, au Parquet et au gouvernement russes (la journée principale de la campagne fax sera lundi le 20 septembre). Les adresses nécessaires et les détails supplémentaires sur les répressions en Russie seront bientôt communiqués.
http://khimkibattle.org en anglais, allemand, français et russe.
Unissez-vous à l’action !
Contact : +7 (915) 053-59-12
info@khimkibattle.org
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Nous ne leur devons rien,
la bourgeoisie nous doit tout !
RETRAIT TOTAL DU PLAN RETRAITE !
Pour la bourgeoisie, qui mène la danse, la réforme des retraites est indispensable afin, paraît-il, de « sauver » le régime par répartition. En fait, l’application d’une telle réforme - cotiser plus et plus longtemps pour être bien moins pensionné - ouvrira au contraire la voie à une retraite complémentaire par capitalisation que seuls les hauts revenus pourront se payer.
Sous prétexte de réduire la dette publique, cette réforme est encore un moyen supplémentaire de diminuer les dépenses sociales. Le but étant de nouvelles sources de profit pour le marché capitaliste.
Si cette réforme des retraites passe, le reste suivra. C’est pourquoi nous n’avons d’autre stratégie que de nous donner les moyens d’arracher son retrait total.
Ainsi que l’a dit le mouvement en Grèce : « Les peuples n’ont pas de dette, ils ne doivent rien à personne ». La « crise » actuelle n’est pas la nôtre. Les seuls à bénéficier de la situation présente sont ceux qui en sont responsables. Alors, qu’ils paient !
ARRETONS D’ETRE DUPES…
Nous n’accordons aucun crédit aux confédérations syndicales qui, unies ou non, nous convoquent de temps à autre à une journée de « mobilisation » sans lendemain : les syndicats ne font rien d’autre que défendre leur position de « partenaire social » face à l’Etat, et leurs actions visent non à créer le rapport de forces nécessaire pour le faire plier mais à agréger un mouvement d’opinion capable d’obtenir quelques aménagements de l’ordre existant avant de nous inviter à rentrer sagement à la maison.
Le combat mené autour de la réforme des retraites n’est pas non plus celui d’un large regroupement de gauche contre un gouvernement de droite, comme le disent certains. Les gouvernements de gauche en Europe (tels ceux de l’Espagne et de la Grèce) appliquent exactement la même politique que ceux de droite : recul de l’âge de départ à la retraite, baisse des salaires, privatisations, etc. En France, si la gauche revient au pouvoir, elle fera pour le capital ce que la droite n’a pas pu ou su faire.
… ET OPTONS POUR LE SEUL CHOIX POSSIBLE !
Nous qui sommes aujourd’hui dans la rue, en nous révoltant, nous avons plus à gagner qu’à perdre. D’autres formes de lutte sont nécessaires, comme ne plus faire payer les usagers : transports, électricité, etc. et occuper des lieux stratégiques, tout en sachant qu’il nous faudra arrêter tout, réfléchir et agir collectivement afin de faire reculer l’Etat.
Auto-organisons-nous à la base pour mettre le plus vite possible le capitalisme à la poubelle, une fois pour toutes et avant qu’il ne nous détruise. IL Y A URGENCE !
Une révolution est à faire,
Une autre société à construire !
Organisation Communiste Libertaire (OCL)
Offensive Libertaire & Sociale (OLS)
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marche de nuit a paris le 27 novembre 2010
« Tu suces ? » « Vous êtes seule ? » « T’es bonne tu sais.. » « Pour qui tu te prends salope », « C’est il ou elle ? », « Tu n’es qu’une sale
gouine ! », « Laquelle fait l’homme ? » « Tu pourrais être canon si tu mettais une jupe ! », « Les gens comme toi ne devraient pas exister ! »
Pelotées dans le métro, suivies et insultées dans la rue, nous sommes considérées, jugées et jaugées comme un morceau de viande.
NON, les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail… L’espace public (métro-bus, parcs, bars, rues) soi-disant neutre, est recouvert de pubs de magazines d’affiches, banalisant la culture du viol.
Les agressions masculines sont cause de mort, d’invalidité, de handicaps pour les femmes du monde entier.
La violence des hommes contre les filles, les femmes, les lesbiennes et les femmes trans frappe tous les milieux sociaux, toutes les cultures tous les pays et toutes les religions.
Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu’elles s’aiment, affirment leur existence, se réapproprient les espaces, échappent au contrôle des hommes.
Nous voulons être libres de circuler de jour comme de nuit.
Liberté et autonomie pour toutes !
Nous marcherons contre toutes les violences patriarcales dans l’espace public comme dans l’espace privé.
Nous marcherons contre tous les interdits qu’on finit par trouver normaux et contre toutes ces normes (contrainte à la maternité, à
l’hétérosexualité, obligation à la sexualité et au plaisir après leur interdiction pendant des siècles, normes esthétiques) qui nous étouffent.
« La libre disposition de notre corps » s’est transformée en « libre exploitation de notre corps ».
Nous marcherons pour transformer nos peurs en rage en lutte en force.
Nous refusons la récupération de nos luttes par les partis à des fins racistes, sécuritaires, électorales et de contrôle social. Nous sommes
contre la stigmatisation et l’exclusion des femmes voilées, les vidéos-surveillances, la rétention de sûreté, les contrôles au faciès, la
loi sur le racolage passif qui criminalise les prostituées et les rejette vers la périphérie et les met en danger. Nous refusons un état qui rafle et qui expulse les femmes sans papières.
Nous marcherons contre l’économie capitaliste qui écrase d’abord les femmes (bas salaires, CDD, temps partiels imposés). Nous ne voulons pas d’un monde où l’on doit choisir entre rêver d’être patronne et souffrir d’être exploitée.
Nous reprendrons l’espace public sans drapeaux ni partis.
Nous sommes libres de dire NON.
Autonomie et résistance !
Fortes et fières,
Solidaires et en colère !
Nous prenons la rue et la parole pour affirmer :
Filles, femmes, femmes trans, lesbiennes et féministes,
La liberté de décider de nos vies partout et toujours !
Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !
Collectif RAGE DE NUIT rage denuit@gmail.com
blog du collectif
Coupe du monde de football en A-fric du sud
Cette année la coupe du monde va nous pomper l’air depuis l’A-fric du Sud. Comme tous les 4 ans, nous devrons voir le monde rond comme un ballon de football pendant un mois, sous peine de passer pour un rabat-joie ou un traître à la patrie.
Nous devrons faire semblant de ne pas savoir que, contrairement au mythe véhiculé dans le film Invictus, l’Afrique du sud reste un des pays les plus violents, racistes et inégalitaires du monde. L’espérance de vie y est de 50 ans et le taux d’analphabétisme adulte d’au moins 15% ! Près de 43 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, le chômage est officiellement de 20 % (mais certaines estimations avancent le chiffre de 40 %) et 1,1 million de familles vivent encore dans des bidonvilles. Grâce au silence résigné de la FIFA, les mafias spécialisées dans la traite humaine vont organiser la déportation de millier de femmes destinées à être exploitées sexuellement par les supporteurs et les joueurs aggravant encore plus les risques d’expansion du SIDA dans un pays ou 5,7 millions de personnes sont contaminées et dont 58% n’ont pas accès aux médicaments.
Selon Amnesty international, les atteintes aux droits des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants sont monnaie courante, de très nombreuses violences contre les femmes sont recensées. La violence xénophobe est quotidienne, même si les medias doivent en ce moment rassurer les foules qui comptent y aller.
Comme d’habitude, la police et tout un arsenal sécuritaire vont être déployés afin de protéger les touristes des gangsters et canaliser les violences multiples des supporters. Le chef de la police annonce 45 000 policiers autour des stades. Les compétitions sportives sont toujours de bonnes occasions de développer le contrôle des populations.
Les cinq nouveaux stades et les cinq stades rénovés auront coûté 1 milliard d’euros avec un coût global des dépenses s’élevant à 7 milliards pour seulement 3,7 de recettes, soit 30 % de dépenses de plus que prévu initialement.
Alors que le salaire des ouvriers des chantiers est misérable !
Pourtant, de l’argent, il y en a : dans les poches de la FIFA ! Le montant total de ses revenus pour l’année 2009 en rapport avec la coupe du monde de football en Afrique 2010 : 1, 06 milliards de dollars dont 196 millions de dollars de bénéfices nets. Ne parlons pas des sponsors qui engrangent des profits énormes et conquièrent toujours plus de nouveaux marchés grâce aux compétitions sportives internationales.
Ce qu’on oublie lorsqu’on se passionne pour la coupe du monde, c’est que, de l’adolescent chinois qui fabrique la mascotte « Zakumi », 13h par jour pour 2,2 €, au salarié français en passant par l’ouvrier du bâtiment sud-africain, nous sommes tous des exploités hypnotisés par le divertissement du ballon rond. Chacun devra se ranger derrière son drapeau national, y compris les femmes qui sont malheureusement de plus en plus enrôlées dans ce jeu de dupes. Accepter les règles d’un jeu violent, inégalitaire et sexiste assoit l’aliénation de tout-te-s et ne saurait être compris comme une conquête sociale. Alors, si nous disions stop !?
Assez de cette mascarade !
Travailleurs de tous les pays, sifflons le drapeau et l’équipe nationale !
(Dernière minute : Les supporters frétillent de joie à l’idée que l’État français va débourser au moins 1,7 milliard d’euros pour rénover ou construire les stades pour l’euro 2016. Il paraît pourtant qu’il est en déficit. Pas pour tout, on le voit)
Toi aussi tu veux lutter contre la folie sportive : footafric@ouvaton.org
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FRAP 2010.
programme
Un communiqué de la CNDP
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Paris – Thalès occupé par des opposant-e-s à la tyrannie technologique
Aujourd’hui mercredi 24 février 2010, un rendez-vous pour une action
contre la tyrannie technologique avait été donné à 10 heures place du
Châtelet. Cette action intervenait le lendemain de la fin de la campagne
de promotion et d’acceptation des nanos initiée en octobre par la CNDP. A cette occasion, plus de 200 opposant-e-s au nanomonde et à la tyrannie
technologique en général (OGM, biométrie, nucléaire, vidéosurveillance…)
s’étaient réuni-e-s pour un vrai débat public à la CIP à Paris. (Voir
compte rendu sur www.nanomonde.org)
Ce matin 80 personnes se sont donc rassemblées place du Châtelet. Un
camion de police était déjà présent, et quelques flics en civil. Vers
10h30, nous prenons le métro en groupe pour nous rendre vers notre premier objectif : le siège de l’entreprise « I&E consultant », spécialiste en « stratégie d’opinion », et embauchée par le ministère de l’écologie pour épauler la CNDP dans sa campagne pro-nanos. (Plus de précisions sur cette agence de com’ sur www.nanomonde.org).
Des flics en civil nous suivent plus ou moins discrètement dans les
couloirs du métro. Arrivés à la station « bonne nouvelle », nous sommes
accueillis par 6 camions de la police nationale. Deux camions nous
dépassent avec les gyrophares, et prennent position devant I&E. Qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas les objectifs qui manquent. Retour au métro pour de nouvelles aventures.
Le plan B, c’est Thalès, une boite spécialisée dans les systèmes
informatiques militaires et de sécurité. C’est l’entreprise qui vient de
mettre au point le système Hypervisor (Voir ici :
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php ?page=resume...e=234). Nous
sortons cette fois à la station Anatole France, et nous nous dirigeons au pas de course vers les bureaux de Thalès. Cette fois, la police est prise de cours, et nous entrons dans le hall de l’entreprise.
Un vigile tente de nous empêcher de rentrer. Parmi les dernières personnes du groupe, deux se font attraper par le vigile et un employé zélé de Thalès qui s’est senti obligé de lui prêter main forte. Un flic en civil qui nous avait suivi depuis le début intervient pour les aider. Des personnes reviennent en arrière et parviennent à faire rentrer nos amis.
Nous investissons le hall – des employés s’empressent de mettre en lieu
sûr les maquettes de drônes et de chars qui le décorent… On nous dit aussi que « c’est dommage vous n‘êtes pas venu la bonne semaine », tous les directeurs sont au ski, du PDG Luc Vigneron au directeur « éthique et responsabilité des entreprises »…
Une banderole est déployée devant l’entrée : "Ta laisse électronique, une usine à fric". Sous les slogans et chants « flics, chercheurs ou
militaires qu’est-ce qu’on ferait pas pour un salaire », « ordre,
croissance, sécurité », « Ta Laisse électronique, Tyrannie technologique
»,… les employé-e-s de Ta Laisse partent déjeuner bien tôt, nous évitant
pour la plupart au maximum. Après avoir diffuser de nombreux tracts (voir ci-joint), l’action s’est conclue par un départ en cortège dans Neuilly jusqu’au métro.
Nous avons saboté la campagne de promotion de la CNDP, et nous n’en
resterons pas là !
Des opposant-e-s à la tyrannie technologique de Paris et d’ailleurs
le tract Ta Laisse
Révolution en Iran
Plein d’informations sur Iran en lutte
A lire également "Iran : le grondement populaire souterrain fait surface", la lettre n°31 de Mouvement Communiste
Repas de solidarité au collectif Livres de papier
jeudi 18 mars 2010 - à partir de 20H à la Rôtisserie :
Contre le nanomonde et la "réunion publique" en IDF
Lille : Action face à la gestion du désastre atomique
« En cas d’accident nucléaire, il faut un dialogue » disent-ils.
Aujourd’hui 4 décembre à Lille, nous avons distribué le tract ci-joint. Le Nouveau Siècle accueillait le gratin du lobby atomique : CEPN (EDF, AREVA, CEA), Autorité de Sûreté Nucléaire, Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire se préparaient à « gérer » un accident nucléaire à Gravelines. Quelques citoyens soumis ont répondu à l’appel pour en discuter sagemet dont certains des Amis de la Terre, d’Environnement et Développement Alternatif ou du Réseau « Sortir du Nucléaire ».
Il n’y avait qu’à se baisser pour attraper les crapuleries et aveux d’impuissance du directeur du CEPN Jacques Lochard. Florilège : « Je n’ai aucun état d’âme à dire qu’il faut se préparer à un accident nucléaire » ; « On ne peut pas demander aux Biélorusses de quitter leur région. Ils ont déjà connu le goulag. Et de toute façon toute la planète est contaminée. Même chez les inuits » ; « J’ai travaillé à faire sortir le Pr. Bandajevski de prison » ; « Il y a au plus 3000 enfants malades en Biélorussie dont trois sont morts » ;
Suite à ces propos, des rares opposant-es ont privé la tribune de parole pendant quelques minutes. Une brêche s’est ouverte dans le consensus mollasson. A-t-elle été rebouché aussi sec par les « démocrates » ?
Vous avez aimé Tchernobyl, vous adorerez Gravelines. Mais on se demande toujours qui ira éteindre le feu à la centrale. Le lobby nucléaire peut crever la gueule ouverte. Et les citoyens-flics être relégués aux poubelles atomiques de l’Histoire.
Le Conseil des Ennemis de l’Atome
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Tract distribué :
A BAS L’ATOME CITOYEN
Imaginez un accident à la centrale atomique de Gravelines, la plus puissante d’Europe : sirènes hurlantes, plaquettes explicatives, calfeutrage des fenêtres, l’armée sur toutes les routes pour contenir les 4 millions de nordistes, interdiction de manger les produits récoltés et la viande produite dans la région... Bref, tout le monde crève ou attend son cancer généralisé, et la région est inhabitable pour des centaines d’années.
A « nouveau siècle », néo-nucléaire : après avoir nié, 50 ans durant et de toutes leurs forces statistiques, la possibilité de l’accident majeur en France, les nucléocrates viennent faire enregistrer leur nouvelle doctrine : nous aurons bel et bien notre Tchernobyl, mais il nous appartiendra de « gérer » nous-mêmes le désastre, sous le contrôle « citoyen » des militaires, des « élus » et autres « acteurs de la santé » ; il s’agirait ainsi de se « concerter » dès maintenant pour préparer ce « post-accidentel » auquel nous n’échapperons pas.
Le coming out de la nucléocratie ne lésine pas sur le jargon participatif à la mode : « gouvernance » du risque, entrée dans la « transparence », implication « citoyenne ». L’énormité de l’arnaque ne devrait soulever en temps normal que mépris et indignation, et ne trouver face à elle qu’une salle vide. Elle va pourtant rencontrer ici même des admirateurs et des complices.
Que l’Etat et les experts de l’atome nous fassent sentir tout leur pouvoir d’usurpation, cela n’a rien de surprenant ni de très nouveau. Mais ce n’est pas seulement l’oppression qui s’avance, c’est la servitude volontaire. Ces politiciens, ces techniciens et ces bureaucrates n’ont pas eu besoin de s’imposer, ils ont été cordialement invités à « débattre » par une officine locale de « développement durable ».
Participer, c’est adhérer : les contre-experts citoyennistes ici présents ou présents par la « pensée », n’aspirent qu’à cogérer avec le pouvoir les nuisances en cours et à venir. Ils veulent des places, ils en auront. Encore un peu de servilité et ils se verront déléguer le plein exercice du contrôle total qu’ils appellent de leurs voeux.
Pendant les colloques, les contaminations quotidiennes et les pollutions irréversibles continuent. La contamination sous contrôle citoyen, c’est toujours la contamination. La préparation à la catastrophe, c’est déjà la catastrophe. Il n’y a pas à ergoter plus longtemps sur la question nucléaire, pas plus qu’à établir scientifiquement des « plans » de sortie à grand renfort d’énergies renouvelables industrielles. N’apprenons pas à « vivre avec » le nucléaire, comme on nous l’ordonne ; luttons contre la société qui le produit !
Conseil des Ennemis de l’Atome (C.E.A), 4 décembre 2009

voici les prochains rendez-vous du Collectif Contre le Publisexisme :
Campagne contre les jouets sexistes 2009 :
débat à Reims le vendredi 4 décembre : 20h30 à la librairie le Cri du Peuple
débat à Paris le jeudi 17 décembre : 19h à l’Hélicon café 99 rue de
Charenton Paris 12ème
ACTION à Paris le samedi 19 décembre : rendez-vous 14h place du Châtelet,
métro Châtelet
À noter aussi quelques manifestations autour du 25 novembre (journée
internationale contre les violences faites aux femmes) qui peuvent vous
intéresser :
le 25 novembre, marches de nuit à Caen (mixte, rdv à 20h place Bouchard),
et Grenoble (non-mixte, 20h place St-Bruno,
http://grenoble.indymedia.org/2009-10-29-Manifestation-de-nuit-en-non),
salutations féministes !
le CCP
Collectif Contre le Publisexisme
145 rue Amelot 75011 Paris
contrelepublisexisme@samizdat.net
site du CCP
L’opposition au nanomonde se poursuit.
Voir la rubrique actualité du site nanomonde.org
le débat de Grenoble a été annulé avec la moitié de la salle remplie d’opposant-e-s.
Prochaine étape à Caen.
Affiche avec les rendez-vous :
Campagne contre les longues peines et les Quartiers d’Isolement.
La semaine du 2 au 8 novembre 2009 doit être une semaine
de résistance contre la mort lente des perpétuités et des
longues peines, une semaine de revendication pour les
libérations médicales, les libérations conditionnelles…
tract la prison tue :
Affiche/flyer pour les rdv parisiens :

affiche/tract pour les rendez-vous toulousains :
Tract de l’OLS-Paris "Détruisons le patriarcat " pour la manifestation nationale pour les droits des femmes.
samedi 17 ocobre 2009 - 14H30 à Bastille
Tract commun OCL-OLS
MARRE DE SE FAIRE BALADER !
Les manifestations à répétition
ont pour principal effet de laisser les
mains libres au gouvernement pour réprimer
l’une après l’autre les luttes combatives entre
deux temps forts. Les journées d’action saute-
mouton de janvier à juin nous l’ont bien montré
en orchestrant progressivement la démobilisation.
L’ETAT NOUS MÈNE UNE GUERRE DE CLASSE
Tous les secteurs d’activité – production, com-
merce, services publics, éducation, agriculture…
– sont traversés par des luttes qui ne débouchent
que sur des défaites ou des miettes présentées
comme des victoires.
Les faux reculs de l’Etat, comme sur la réforme
des lycées, masquent mal les avancées du
MEDEF dans la guerre de classe qu’il nousmène
sans relâche : augmentation du temps de travail,
de la précarité et de la flexibilité, limitation des
droits sociaux, délocalisation des emplois et li-
cenciements dans le privé qu’accompagnent les
suppressions de postes dans la fonction
publique… et, pour tous et toutes, développement d’un arsenal juridique et policier qui
réprime toute contestation afin de nous contraindre à la résignation.
L’Etat nous balade également en noyant la contestation sous un flot de sujets secondaires
crédits d’impôt par -ci, allégements par -là, vaccins
par millions, « moralisation » du capitalisme,
burka, etc., le tout pour ne pas parler du reste...
LES SYNDICATS NOUS MÈNENT EN BATEAU,
NE SOYONS PLUS MATELOTS…
L ’expérience des dernières années nous a montré que le front syndical construit sur une unité
de façade, autour de principes vagues tels que la
défense de l’emploi ou du pouvoir d’achat, ne
vise qu’à canaliser les énergies collectives pour
éviter qu’elles ne débouchent sur des conflits sociaux plus larges.
Les camarades de Guadeloupe, en revanche,
nous ont montré que pour gagner, ou du moins pour cesser de perdre, une lutte déterminée,
longue et dépassant les cadres traditionnels des
organisations syndicales est nécessaire.
Seule une grève générale unifiant les luttes politiques et sociales de toute la population – à travers des débrayages, des occupations, des
blocages, des destructions ou encore l’appropriation des outils de production – peut créer le rapport de forces capable de mettre à mal les
maîtres du jeu.
Il faut rompre avec le jeu de dupes des négociations entre « partenaires » sociaux : non seulement le pouvoir n’a pas peur, mais encore il ne
nous cède rien ! Qui prétend le contraire pratique
la démagogie, et crée de l’illusion pour masquer
l’impuissance à satisfaire les revendications et
changer la donne.
Alors que le capital nous dépossède constamment de nos droits et de nos vies, posons collectivement la question de la dépossession des
possédants.
A L’ABORDAGE !
Ne laissons plus personne négocier à notre
place : dans chaque secteur, retrouvons-nous
pour agir, rompons avec les revendications particulières et isolées ; regroupons-nous à l’échelle
des quartiers, des villes, des régions pour construire des structures interluttes visant à une solidarité concrète et active contre les dirigeants et
les exploiteurs.
Prenons nos affaires en main dans l’intérêt commun. Occupons usines, commerces, universités,
rues, pour une lutte longue et déterminée. Organisons la production et le ravitaillement pour
nous permettre de tenir le temps nécessaire au
renversement de l’ordre existant.
Par l’affirmation de nos désirs et de nos besoins,
trouvons à nous entendre sur une production socialement utile, et les moyens d’y parvenir.
Nous n’avons à perdre que le peu qu’on nous
laisse, ou alors un monde à gagner. Après cette
manif, n’attendons pas la prochaine…
NE NOUS LAISSONS PAS DISPERSER.
version imprimable au format PDF :
CONSTRUIRE L’ANARCHIE...
... en réaffirmant la pertinence des idées anarchistes !
Des idées qui n’existent pas seulement au travers de ceux et
celles qui les défendent bec et ongles, mais bien au-delà :
par des pratiques lors de luttes, des réflexions avancées
dans des débats ou des publications diverses…
VENDREDI 9 OCTOBRE – 20H
DÉBAT
au Katénaire
14 rue Victor-Déqué, 31500 Toulouse
Métro : François-Verdier
Face au triomphalisme creux de
certain-e-s (« Les drapeaux
noirs [et rouges] flottent
partout ») et au défaitisme
d’autres (« L’anarchisme a fait
son temps »), la mouvance
libertaire ronronne sans doute
un peu trop, arc-boutée sur des
conflits et positionnements
antédiluviens qui mériteraient
d’être questionnés,
réactualisés et surtout soumis
largement (c’est-à-dire au-delà
de nos groupes, cercles,
collectifs, etc.).
Et comme tout milieu, les
anarchistes se complaisent
autour de quelques certitudes.
En « bon anarchiste », il fallait
les interroger : l’illégalisme
est-il forcément le signe d’une
pratique libertaire ? Le pouvoir
peut-il être combattu ? Être
anarchiste peut-il suffire à nous
unir ? Quels fantasmes se
cachent derrière nos envies de
révolutions ?...
À l’heure ou certains politicards
sèment intentionnellement du
confusionnisme – « Les
anarchistes et les trotskistes
divergent sur les façons de
prendre le pouvoir » ; « libéral
= libertaire » –, les anars, en
s’appuyant sur ce qui fait leur
spécificité et leur multiplicité,
ont sans doute de nouvelles
pratiques à apprendre et/ou à
essaimer, des réflexions
novatrices à se réapproprier
et/ou à diffuser, et des
regroupements à favoriser sans
se vendre au « diable »
réformiste ou consumériste,
bien sûr !
*affiche et petits tracts :*
"Aujourd’hui le nanomonde, le site du débat public sur les
nanotechnologies
Pièces et Main d’œuvre, "site de bricolage pour la construction d’un esprit critique à Grenoble", ouvre
ce lundi 21 septembre 2009 un nouveau site : "Aujourd’hui le nanomonde, le site du débat public sur les
nanotechnologies" (www.nanomonde.org).
Contre la campagne d’acceptabilité des nanotechnologies lancée par le gouvernement
Sur les conseils de Jean Therme, patron du Commissariat à l’énergie atomique de Grenoble et inventeur de
Minatec, "premier pôle européen de nanotechnologies" inauguré à Grenoble en 2006, Nicolas Sarkozy investit
dans les nécrotechnologies. Le plan Nano-Innov prévoit 70 M€ dès 2009, et la construction de nouveaux
"Minatec", à Saclay et Toulouse. Les ministres Lagarde et Pécresse demandent au CEA de faire de la
microélectronique et des nanotechnologies une priorité de son prochain contrat d’objectifs, de 2010 à 2013.
De Coppé, député UMP, à Devedjian, ministre de "la Relance", pas un des bons soldats de l’économie n’omet
de citer les nanotechnologies dans ses discours sur la "reprise", la "compétitivité", la "croissance", rejoignant
les socialistes du techno-gratin dauphinois dans la fuite en avant technologique.
Rien de surprenant. Les nanotechnologies sont la prochaine révolution industrielle, après l’informatique, et la
France ne négligerait pas un marché potentiel de mille milliards de dollars en 2015.
Seul détail à régler : le risque d’opinion, au cas où celle-ci, après les OGM, entendrait les critiques de ceux qui,
à Grenoble, enquêtent sur les nanotechnologies depuis huit ans pour en dénoncer les malfaisances.
L’opinion, il y a des experts pour ça. La Commission nationale du débat public a été chargée par huit ministres
d’organiser une tournée "participative" - 17 réunions publiques en France entre octobre 2009 et février 2010 –
afin d’épuiser les opposants dans de stériles échanges, dont les conclusions décoreront sans doute les futurs
budgets de Nano-Innov. Loin de servir un quelconque débat démocratique sur l’opportunité sociale et politique
d’investir dans les nanotechnologies, cette campagne vise à leur acceptabilité par la population. "Faire
participer, c’est faire accepter", disent les experts en acceptabilité de France Telecom.
Proclamons notre opposition à la tyrannie technologique
La seule attitude décente face à cette mascarade est le boycott total de ces pseudo-débats et la critique
publique de la tyrannie technologique. Nous refusons de jouer le jeu, parce que nous refusons le nanomonde
que ces divertissements citoyens sont censés rendre acceptable. Les soumis de la tyrannie technologique, les
résignés de la survie artificielle dans le monde-machine, ne pourront pas dire que nous avons acquiescé avec
eux.
Vous trouverez sur le site "Aujourd’hui le nanomonde" :
Les ressources pour découvrir les nanotechnologies et le nanomonde ;
Des informations et des révélations sur la campagne d’acceptabilité de la CNDP ;
L’actualité de la contestation des nécrotechnologies ;
Un agenda des débats et actions contre la tyrannie technologique ;
Des outils pour organiser vos propres événements.
contact@nanomonde.org
COMMENT ETRE ANTINUCLEAIRE
SANS DEVENIR PRO-EOLIEN
Le développement de l’éolien industriel en France, laboratoire mondial de la saloperie nucléaire, ne manque pas de sel. Il dévoile le mobile de la marchandise renouvelable et de ses défenseurs : la poursuite de notre asservissement industriel par d’autres moyens. Le pouvoir d’Etat ne s’en cache même pas : vous voulez du renouvelable, vous allez en bouffer ; mais vous continuerez à bouffer tout le reste. Les organisations autoproclamées « antinucléaires », quant à elles, ménagent et aménagent : elles prétendent vouloir sortir du nucléaire mais défendent la société qui le produit ; des grands groupes pétroliers et nucléaires, seuls à même de prendre en charge les infrastructures gigantesques que réclame l’éolien industriel, elles attendent davantage d’investissements ; de la technoscience, qui nous régale chaque jour de ses prouesses, elles espèrent davantage d’innovations. Dans le meilleur des mondes électrifié, l’heure est au « mix énergétique » : l’éolien ne remplace pas le nucléaire, il vient s’y ajouter et couvrir opportunément de vert les pollutions quotidiennes et les déchets éternels. Le renouvelable industriel tant prisé par l’écologisme ne sauvera pas « la planète », il ne fera qu’assurer le développement durable du capitalisme mondial.
Pour la société industrielle, produire de plus en plus d’énergie est une nécessité vitale. L’administration totale de l’existence à laquelle elle nous condamne pourrait cependant s’enrayer si on lui opposait
énergiquement la question des besoins : les siens ne sont pas les nôtres.
La Coordination contre la société nucléaire vous invite à ce débat public
le samedi 26 septembre 2009 à 19 heures,
au CICP, 21ter rue Voltaire, 75011 Paris (m° Rue des Boulets ou Nation).
Brochure "LE VENT NOUS PORTE SUR LE SYSTEME : Ou comment être
anti-nucléaire sans devenir pro-éolien" disponible sur place ou en
écrivant au Collectif libertaire anti-nucléaire amiénois CNT-AIT 8, rue
des Cordeliers – 80000 AMIENS
télécharger la brochure au format PDF :
PROCÈS DES INCULPÉS DE L’AUTORÉDUCTION DE MARS À TOULOUSE
CONTRE L’INCULPATION PERMANENTE
Sept personnes ont été interpellées mercredi 11 mars à Toulouse, suite à une action collective d’autoréduction dans un supermarché, appelée par l’AG interluttes. Elles ont été libérées jeudi 12 mars après 22 heures de garde à vue. La forte mobilisation, étudiante notamment, qui a suivi les interpellations, a contribué à des libérations sans passages en comparution immédiate. Mais..
Les inculpéEs passent en procès le mardi 8 septembre à 13 h 30
Qui vole qui ?
Alors que pour chacunE d’entre nous il devient de plus en plus dur de
finir les fins de mois, surtout les trente derniers jours, pour Casino c’est le jackpot quotidien. Modeste cinquième dans le classement de la grande distribution en France, le groupe dégageait plus de 28 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2008. En moyenne, un supermarché de la taille de celui qui fut réquisitionné le 11 mars à Toulouse brasse près de 30 000 euros par jour.
La grande distribution, comme son nom l’indique, ne produit rien, mais accumule des marges astronomiques - jusqu’à 60 % - sur le dos des producteurs via le racket exercé par les grandes centrales d’achat. Ces marges engraissent les actionnaires sans être véritablement répercutées sur les salaires des employéEs, pas plus que sur les prix en magasin.
Qu’est-ce qu’une autoréduction ?
L’autoréduction, aussi vieille que la propriété privée, consiste à se
réapproprier collectivement et immédiatement les biens communs. C’est une forme de lutte et de revendication employée partout dans le monde. En France, les autoréductions se sont multipliées depuis les années 1990, à Paris, Lille, Rennes, Caen, Nantes ou Grenoble, visant essentiellement la grande distribution. L’autoréduction du 11 mars à Toulouse se voulait une dénonciation du système de production capitaliste, de son gâchis, de la misère qu’il engendre et dont il se nourrit, et que la « crise » actuelle ne fait que conforter. Il ne s’agit pas pour nous d’amender ni de réformer ce système, mais d’en changer. Produire pour l’usage, pas pour les profits.
Anti-RFID à Marseille :
RFID, NFC, puces communicantes, tags sans contact, GPS agir face à
l’industrie des mouchards numériques
Fermons le salon ICTF !
Les 16 et 17 juin aura lieu à Marseille (palais du Pharo) le salon
international des technologies ’’sans contact’’ (ICTF).
RFID... vous avez peut-être déjà entendu cet acronyme - ou étiquettes
’’intelligentes’’, ’’smart tags’’, puces à radiofréquence. Mais que
sont-elles exactement ? À quoi servent-elles ? Comment fonctionnent-
elles ? Savez-vous qu’on les injecte à nos animaux ? Qu’elles vous
traquent déjà ? Savez-vous que dans quatre ans, sauf révolte, les
mouchards électroniques infesteront 30 milliards d’obj
ets - cinq par être
humain, Papous compris ? Non ?
Saviez-vous qu’elles sont une des premières applications des
nanotechnologies, et l’une des spécialités de la région PACA avec le
pôle de compétitivité ’’Solutions sommunicantes sécurisées’’ (SCS) ?
Que leur principal lieu de fabrication est la zone d’activité de
Rousset (13) ? Que cette industrie prospère avec notre argent, à
grand renfort de fonds publics (le Conseil régional est d’ailleurs le
principal financeur du salon ICTF, mais les collectivités soutiennent
depuis longtemps l’ensemble de la filière microélectronique et les
nanosciences) ?
Les puces RFID (Radio-Frequency Identification en anglais) sont la
traduction sur quelques millimètres carrés d’un désir totalitaire de
tout suivre, pister, détecter, contrôler, surveiller électroniquement.
Avec le salon ICTF à Marseille, scientifiques et industriels vont
s’enfermer pendant deux jours pour faire le point sur leurs machines
à détruire la vie et le lien social, à fliquer la planète, mais aussi
pour réfléchir aux ’’freins au développement des technologies sans
contact et les risques de rejet par l’opinion public’’ (source :
www.ictf-forum.com).
Voilà pourquoi il faut ’’fermer ICTF’’. Voilà pourquoi il faut
s’informer et lutter contre le développement de ces machines.
*****
Soirée Information-débat
sur l’industrie des mouchards électroniques
mardi 16 juin 20h
Mille Bâbords
61 rue Consolat, Marseille 1er
(tram / métro : Réformés)
avec le collectif ’’Pièces et main d’oeuvre’’ (Grenoble)
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/
auteur du livre ’’RFID, la police totale’’ (éd. L’Echappée)
l’initiative du
collectif ’’nanoflics, on vous a à l’oeil !’’
soirée "Nous voulons la terre !"
projection-débat le lundi 22 juin 2009 à ¨Paris autour du dossier du numéro 22 d’Offensive au Moulin à Café dans le 14ème (voir PDF)
WIFI, PORTABLES, ANTENNES-RELAIS ET PUCES RFID
LA NOUVELLE POLLUTION HIGH-TECH
CITOYEN-NE-S ÉLECTRO-SENSIBLES, SOYEZ RASSURÉ-E-S : les politiques
s’occupent de vous ! Alors que les recours en justice contre les
antennes-relais commencent à porter leurs fruits, que syndicats
et associations se mobilisent contre le Wifi dans les Bibliothèques
parisiennes, les deux conférences organisées par la Mairie de
Paris et le gouvernement tombent à point nommé pour faire passer la pilule des nuisances high-tech à grands coups d’expertises
et de débats citoyens. La conférence « Ondes électromagnétiques,
Santé, Société », solidement encadrée par les socialistes parisiens
et leurs acolytes verts, se chargera ainsi de réaffirmer que Paris se
doit d’être une pionnière dans la course aux gadgets nécro-technologiques, tandis que le Grenelle des antennes-relais permettra
de rassurer la dynastie Bouygues sur ses futures possibilités d’implantation dans nos vertes campagnes.